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Laurent Berger : Quand il fallait discuter, la CGT n'était pas là. Il n'y a pas eu de propositions. La CFDT en a fait",

Publié le 30 Mai 2016 par Rive gauche in Edito

Laurent Berger, le secrétaire national de la CFDT, a une nouvelle fois regretté l'impasse dans laquelle semblent se diriger le gouvernement et la CGT dans le débat sur la loi Travail.

"Chacun montre ses muscles et on ne parle plus du contenu, de ce que la loi Travail va apporter aux gens", a déploré Laurent Berger sur Europe 1, lundi matin.

"Personne ne parle de la garantie jeune ou de la lutte contre le harcèlement sexuel et les propos sexistes au travail", a-t-il regretté.

"Quand il fallait discuter, la CGT n'était pas là. Il n'y a pas eu de propositions. La CFDT en a fait", a soutenu Laurent Berger.

Il estime que "le texte est satisfaisant parce qu’il répond à des équilibres", y compris concernant l'article 2, vecteur de crispation chez les syndicats.

Cet article 2 - qui prévoit de faire primer les accords d'entreprises sur les accords de branches - ne doit pas être supprimé, selon la CFDT. "Si le gouvernement le retirait, la CFDT exprimerait un fort mécontentement", a prévenu le dirigeant syndical.

"Pas bon pour le syndicalisme". Laurent Berger a par ailleurs appelé à la responsabilité. "Dans certaines raffineries, des militants de la CFDT nous rapportent qu'il n'y a plus forcément de majorité pour bloquer la production", a-t-il accusé.

Pour le leader syndical, "il y a en ce moment une forme de radicalité de l'action syndicale. Ce n'est pas bon pour le syndicalisme. Ce n'est pas l'image du syndicalisme du 21e siècle".

Extraits de l'interview de Laurent Berger sur Europe 1

Pour Laurent Berger, secrétaire national de la CFDT : "Dans certaines raffineries, des militants de la CFDT nous rapportent qu'il n'y a plus forcément de majorité pour bloquer la production."

Pour le leader syndical, "il y a en ce moment une forme de radicalité de l'action syndicale. Ce n'est pas bon pour le syndicalisme. Ce n'est pas l'image du syndicalisme du 21e siècle".

Ceci est à méditer par le "démocrate" Martinez patron de la CGT

Rive Gauche