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Nuit debout victime du mauvais temps !

Publié le 4 Juin 2016 par Rive gauche in Edito

Jeudi, place de la République, à Paris, les rangs de Nuit debout étaient particulièrement clairsemés en début de soirée.

Une quinzaine de personnes écoutaient une conférence improvisée sur le statut de l'artiste.

Victimes du mauvais temps, les rassemblements semblent s'essouffler. Pour renouveler le mouvement, diverses actions sont organisées en particulier l'achat de parapluie.

Lors d'une assemblée générale rassemblant une dizaine de partisans enthousiastes, sous l'oeil de l'allégorie de la République, des militants mouillés ont annoncé jeudi en fin de soirée le lancement d'une campagne globale pour identifier les sociétés qui vendent des parapluies à prix discount.

«C'est vachement plus dur pour un fils d'ouvriers d'acheter un parapluie que pour un fils de bourgeois», se lamentait une jolie étudiante sans doute impressionnée par l'affirmation d'Emmanuel Macron : "Le meilleur moyen de se payer un costard, c'est de travailler"

Dans cette phrase du ministre Macron, on peut voir l'âme d'un banquier, et savoir qu'un homme n'est que contradictions, ou reconnaître qu'il y a toujours un décalage entre le virtuel et le réel.

La vérité est que le ministre de l'Economie est le représentant ultime d'une génération politique fascinée par Mitterrand et qui, sans avoir ni sa finesse, ni sa culture, a confondu le cynisme et le talent.

En lisant ces mots, on ne peut s'empêcher de penser à la lettre d'Antoine de Saint-Exupéry à André Breton dans laquelle il fustigeait une société où l'homme n'est plus jugé sur sa qualité d'être mais sur son formulaire, où les manifestes tiennent lieu de cœur.

Tout cela n'est pas nouveau, mais sans invoquer les grandes vertus, il est juste de rappeler que cette génération Nuit debout n'a cessé, elle, de la faire, la morale. Sans nuance et sans précaution, elle est la reine de l'invective, de l'anathème, de la condamnation. Elle en est réduite aux déclarations d'estrades, au serment de canton, aux complots d'arrière-boutiques.

Mais derrière le sourire qui accompagne cette déclaration, il faut sans doute voir la satisfaction de la jolie étudiante à qui on ne la fait pas.

Rive Gauche en immersion place de la République