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Le PC dit NON à Mélenchon

Publié le 5 Novembre 2016 par Rive gauche in Présidentielle 2017

Pierre Laurent et les communistes ne sont plus sur la même longueur d’ondes que lui, et son appel du pied aux déçus du Parti socialiste, lancé la semaine dernière, est en train de faire pschitt. Jean-Luc Mélenchon, un homme de plus en plus seul.

Ses anciens camarades ne sont pas tendres avec lui. "Il s’est ‘groupusculisé’, il est resté scotché dans les années 30", estime ainsi un ami socialiste avec lequel il a un passé trotskiste. "Dans son parti, il vire les gens autant qu’un évêque peut en bénir, Il pense qu’il faut couper les branches mortes", résume une de ses vieilles connaissances, qui pense ici à cette tête de liste du Parti de gauche congédiée pour avoir pris un verre avec un UMP.

Mélenchon l'insoumis, c'est le délire robespierriste et chavezien. La médiocrité de la classe politique peut s'expliquer par leur irrésistible envie du pouvoir !"J’ai cessé de le voir quand il est parti dans un délire robespierriste et chavezien", complète un cadre des écologistes, que Mélenchon aurait bien aimé rallier à sa cause.

Le PC, le dinosaure réminiscence de Jurassic Park, a tendance à fouiller dans son passé car il appréhende le présent et surtout l'avenir. Le Parti communiste, tout comme le Parti de gauche ou le NPA, s'inscrivent dans la tradition du culte d’événements et de personnes du passé. Cela plaît aux nostalgiques du passé et, de façon plus surprenante, à quelques jeunes, pas nombreux, il est vrai.

François Mitterrand avait commencé le boulot en invitant le PC à gouverner à ses côtés. Mélenchon, co-président du Parti de gauche, va-t-il achever la mise à mort en ralliant les derniers fidèles à sa candidature à la présidentielle de 2017 ? Ce qui se dessine ressemble à la fin d’une époque et le début d'une autre histoire...!!!

Face à l’image sclérosée du parti, la direction semble ainsi vouloir donner des gages d’ouverture. Présenter un candidat non communiste serait la preuve que le parti ne reste pas campé sur ses positions. Tout va bien donc au Parti communiste. 

Jean-Luc Mélenchon a un objectif clair : devenir le prochain président de la République. L’Elysée trotte dans sa tête depuis des lustres. Cette fois, pour y arriver, il a laissé le Front de gauche sur la chaussée : il propose une candidature «hors cadre de parti» et avec, pour l’instant, le seul soutien du PG et du PC qui ne pèsent plus très lourd. 
Le député européen mise sur une campagne forte sur la Toile, sur son talent d’orateur et sur les «insoumis», ces groupes d’appui qui se forment à travers le pays pour convaincre «le peuple»

Le pauvre, il en rêve depuis si longtemps de sa révolution que cela en devient une rengaine. 
Son programme ? Bien sûr, il n'est pas sérieux, répètent ses disciples. De toute manière, ajoutent-ils, il ne pourra jamais l'appliquer. Ouf...on l'a échappé belle ! 

Les partis de gouvernement, PS et Républicains, doivent donc réagir, s'ils ne veulent pas que les prochaines échéances électorales, Présidentielles et législatives, tournent au désastre rouge ou brun, Mélenchon ou Le Pen.

Mon article n'a pas pour but de faire plaisir, non plus de faire du tort, il a pour but essentiel de porter la plume dans la plaie, là où ça fait mal. Il a pour but aussi d'inciter à la réflexion et d'en tirer les conclusions qui s'imposent.

Rive Gauche