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Harcèlement : Plutôt que de jouer au corbeau, si on faisait fonctionner son cerveau ?

Publié le 12 Novembre 2017 par Rive gauche in Edito

Alors, plutôt que se retrancher derrière un hashtag agressif et vulgaire, un anonyme avatar permettant sans danger de jouer au corbeau et, dans ce grand déballage, de salir la réputation de tel ou tel, mélangeant dans un confus gloubi-boulga compliment et harcèlement, courtoisie et lourdinguerie, il faut peut-être se poser les bonnes questions…

Qui donc, depuis plusieurs années, a fait de la femme « un objet », comme dit la psychothérapeute, tournant en dérision le respect, la décence, la retenue, enfin tous ces mots ridicules, boutonnés jusqu’en haut avec un grand balai dans le dos, qui avaient peut-être engendré quelques parangons de vertu parlant pointu passablement exaspérants, mais dont on comprend soudain, maintenant qu’ils ont disparu, l’immense utilité ?

Qui a banalisé la sexualité, l’abordant de façon triviale et hygiéniste dès l’école primaire, en bannissant toute dimension sacrée, mystérieuse, responsable, la subordonnant à une seule exigence, morne comme un bout de latex, laissant supposer qu’un acte sexuel avec son voisin n’engage pas plus qu’une partie de Trivial Pursuit ?

Qui a laissé proliférer avec gourmandise à la télé, au cinéma, dans les bouquins – y compris enfantins – scènes scatologiques, descriptions graveleuses, commentaires obscènes ?

Qui travaille sans relâche à décorréler la sexualité de la procréation, la féminité de la maternité, rendant inopérante l’injonction du psychiatre de se référer à l’image de la mère et grand-mère ?

Qui a voulu éradiquer la galanterie, celle qui enseignait de ne jamais frapper une fille même avec une rose, cet hommage de la virilité à la féminité, cette servitude volontaire, cette juste cession consentie à la femme de la part de force physique qui lui fait défaut… pour un peu plus d’égalité ?

Alors, il faut peut-être reconnaître que l’égalité entre homme et femme ne se conçoit, disons-le, que sur un plan intellectuel : on peut toujours essayer de transcrire violeur en écriture inclusive, ça ne fonctionne pas, et une cougar entreprenante qui tenterait de coincer un éphèbe contre le mur, se ferait immédiatement tordre un bras.

Oui, les filles, qui est responsable ?