" La femme est l'avenir de l'homme " disait le poète

 

La femme n’est pas seulement l’avenir de l’homme, c’est la femme qui donne naissance à l’homme. Rien que cet argument devrait imposer un respect total au sexe féminin. Il n’en est rien ! Les prédicateurs, pour contourner cette évidence, utilisent l’argument de complémentarité. Nous sommes complémentaires, la femme a un rôle, l’homme en a un autre.

Mais la femme peut aussi se passer de l’homme. La science vient de montrer que l’homme est inutile à la reproduction humaine.

En réalité elles sont supérieures, puisqu’elles tiennent de par leur patrimoine génétique, l’avenir de toute l’humanité.


La condition des femmes ne s’est pas améliorée depuis dix ans, selon un rapport de l'ONU. Bon nombre de femmes ont même vu leurs conditions de vie se détériorer gravement. Le fossé entre pays riches et pays pauvres s'est encore creusé et les victimes de la misère sont plus nombreuses qu'il y a dix ans, les femmes restant les plus pauvres d'entre les pauvres. Afghanistan, Irak, Rwanda, pour ne citer qu'eux, ont été laminés par des guerres et les femmes souffrent tout particulièrement de ces conflits : viols en nombre et remise en cause de leurs droits s'ajoutent aux problèmes de vie quotidienne dans de tels chaos.

La montée des intégrismes religieux et de l'intolérance menace également les droits des femmes dans de nombreux pays et la France n’est pas épargnée.

Partout enfin, la même exposition à la violence domestique, à la pornographie, à l'exploitation. La violence touche ainsi environ deux tiers des femmes dans le monde. Les chiffres sont là, insoutenables : si une femme sur dix est victime de violences en France, une femme meurt tous les quatre jours sous les coups de son partenaire selon Amnesty international.


De même, les gouvernements ne semblent guère se préoccuper du trafic d'êtres humains, notamment les mariages forcés ou la prostitution. Selon le même texte, jusqu'à 175.000 femmes sont entraînées chaque année dans "l'industrie" du sexe dans les pays de l'Est et d’Afrique. Le rapport énumère également ce qu'il appelle "les douze salopards", au premier rang desquels figurent quelques Etats du Moyen-Orient: l'Arabie saoudite, le Bahreïn, les Emirats arabes unis, l’Iran, le Koweït...où la condition de la femme est quasi moyenâgeuse.

Comparer le statut des femmes à travers le monde est indispensable pour mesurer les avancées de leurs droits, de leurs conditions de vie dans notre pays.

En France de nombreux combats ont été menés dès le début du XXème siècle par des femmes d'avant-garde dans de nombreux domaines, parmi lesquels le droit de vote, l'accès au travail, à la contraception, les luttes contre la discrimination, contre la violence, la recherche d'autonomie. Au cours des dernières décennies, et en particulier grâce aux efforts fournis par les mouvements féministes, la place de la femme dans la société a bien évolué. Cependant l'égalité de droit et l'autonomie des femmes dans les domaines juridique, professionnel, économique, social et familial sont loin d'être tout à fait indiscutables.


En dépit d’un rapprochement dans les trajectoires des hommes et des femmes au cours de ces dernières années, les discriminations de sexe persistent et contribuent à établir concrètement des différences dans les fonctions, les statuts et les salaires. La rémunération des femmes progresse moins rapidement que celle des hommes dès les premières années de la vie active, une différence liée en partie à la persistance de préjugés dans les entreprises.

Les disparités s'expliquent notamment par l'impact plus favorable pour les hommes que pour les femmes dans la mobilité interne ou externe au sein de l'entreprise.

En anticipant de longues périodes d'absence, soit un éloignement pour naissances d'enfants, voire un désintéressement professionnel, les employeurs entérinent dans le rapport salarial des préjugés défavorables aux femmes.

L'embauche d'une femme serait de ce fait perçue comme plus risquée, et les premières années de vie active seraient moins rémunérées pour couvrir ce risque. Cette disparité se résorbe ensuite avec l’âge et l'ancienneté dans l'entreprise.

Les femmes gagnent globalement 20 % de moins que les hommes. Alors qu’elles représentent 45 % de la population active, les femmes connaissent un taux de chômage de 10,6 % contre 8,8 % pour les hommes.


Côté politique, si elles constituent 53% de l'électorat, les femmes comptent encore peu d'élues. L'Assemblée nationale ne compte que 15% de femmes députées et le Sénat 19% de sénatrices. La loi parité, votée en 2000, oblige les partis à présenter un nombre égal de candidats hommes et femmes et a permis de voir progresser le nombre d'élues. Le problème de la parité est plus tenace dans les exécutifs régionaux ou municipaux. En outre, il ne faut pas oublier le sexisme des hommes politiques devant des candidatures féminines, on a pu s’en apercevoir dernièrement avec les quolibets et les propos discourtois contre Ségolène Royal.

Il est vrai que la France n'a jamais brillé par l'audace de ses avancées féministes : en accordant le droit de vote aux femmes en 1944, elle le faisait 50 ans après la Nouvelle-Zélande, 13 après l'Espagne ou le Brésil, 10 après la Turquie. Aujourd'hui encore, malgré la loi instaurant la parité, la France figure à un modeste 74e rang dans le classement des pays par pourcentage de femmes députées.


Nous vivons dans une société patriarcale fondée sur la préséance masculine. Aujourd'hui, la pleine égalité entre les hommes et les femmes reste encore une revendication dans de nombreux pays. Il est urgent pour les hommes de considérer les femmes comme leurs égales. En France même, elle est loin d'être acquise dans le domaine social. La loi sur l'égalité salariale homme femme, votée par le Parlement fin février 2006, vient se rajouter à des dispositions légales déjà en vigueur. Cette loi prévoit en outre de favoriser l'accès des femmes aux conseils d'administration des entreprises publiques et aux conseils des Prud'hommes.

Les hommes et les femmes sont faits pour vivre heureux … et si possible ensemble. Pour terminer


je vous propose à méditer cette pensée de Charles Fourier qui fut l'un des premiers socialistes utopistes français du 19ème siècle :

" Dans une société, le degré d'émancipation générale se mesure au degré d'émancipation de la femme "

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