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BLOG POLITIQUE : Une bonne info, c'est une info Blog Actuality !

Articles avec #ma philo catégorie

Les formules de politesse ne sont pas tout à fait sincères

Publié le 26 Mai 2017 par Rive gauche dans Ma philo

Les formules de politesse font ressortir le caractère malhonnête et corrompu des bonnes manières. La politesse est l’art de paraître vertueux sans l’être.

Nous saluons quelqu'un en lui demandant : 'S'il va bien ?", alors que nous nous fichons un peu de son état.
Dire "bonjour" à une personne alors que nous nous moquons que sa journée soit bonne.

Voici deux exemples : Une personne qui, par habitude ou par éducation, dit "ça va?" à des ami(e)s, alors qu'au fond elle s'en fout un peu;
ou un enfant qui dit : "elle est moche la dame" ou "il est con le monsieur" alors qu’un adulte peut le penser, mais s’il est bien éduqué, ne le dira jamais.

Dans ces deux cas, la politesse est artificielle. En ce sens l’hypocrisie n’est pas condamnable sur le plan social.

Quoi de plus anodin que de saluer son voisin ? Sauf que vous le détestez… cordialement.

Quand nous essayons d'être souriants avec les personnes que nous détestons, et que nous félicitons nos amis de leurs réussite il est certain que les règles de politesse laissent penser que nous sommes souvent hypocrites..

Il est évident que la politesse exige de nous des mensonges, assez régulièrement. Nous devons parfois mimer des sentiments que nous ne ressentons pas du tout.

Bref, la politesse, nous oblige, en effet, à pas mal d'hypocrisie.

Faut-il aller jusqu'à la misanthropie, et regretter de vivre dans ce monde d'apparences où tous les gens sont faux?

Cela risque de faire de nous des Alceste, qui refusent toutes les conventions sociales mensongères.

Il est hors de question de se demander si la politesse n'est que de l'hypocrisie, parce qu'elle ne peut pas être seulement cela.

Elle est aussi une convention sociale, permettant de faciliter les échanges entre les personnes, et de ce point de vue, il n'y a rien à lui reprocher.

Les humains ne sont pas des saints : ils souhaitent parfois humilier les autres, les agresser; ils ont sans cesse de très méchantes pensées à l'égard des autres.

En résumé, la politesse n'est pas un encouragement à mentir, c'est au contraire le seul moyen qu'ont les hommes, qui peuvent être incroyablement méchants, de refouler autant que possible cette méchanceté.

En bref, la politesse est bien de l'hypocrisie, mais au sens le plus fort du mot : non pas seulement ne pas dire ce qu'on pense, mais aussi masquer ses mauvaises actions grâce au vernis de la respectabilité.

On n’est jamais authentiquement soi-même tant que l’on en reste à un rapport poli avec les autres.
Rive Gauche

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J'ai mille et une raisons de détester Noël

Publié le 24 Décembre 2016 par Rive gauche dans Ma philo

Ah ! La période des fêtes de noël ! Joie, amour, bonheur… Ou pas !
Car Noël, c’est aussi l’occasion pour toute une communauté de grincheux de cracher leur aigreur à la face du monde en pestant contre cette fête commerciale.

Si chaque année la plupart des familles se réunissent le soir du réveillon de Noël, pour moi, c'est même un vrai calvaire.

J'ai de nombreuses raisons de ne pas aimer cette période, qui fait appel à mes propres souvenirs mal digérés.

Noël c'est aussi la détresse qu'éprouvent les hommes et les femmes pour qui les liens sociaux se sont dénoués et qui n’ont personne avec qui célébrer cette fête partagée par le plus grand nombre.

Le fait d’assister, de l’extérieur, à la frénésie et aux réjouissances de cet événement qui réunit les autres rend plus douloureux ce sentiment d’exclusion de celui qui se sent déjà isolé au quotidien.

En vieillissant, j'ai tendance à me remplir le cœur des malheurs vécus et la tête des mille et un soucis de la vie. Alors la dépression de la personne âgée, avec son cortège de symptômes, s’installe.

Le phénomène le plus marquant est donc la fuite du temps. La fuite du temps est quelque chose de très difficile à expliquer. Quand on parle de la fuite du temps, le temps est ici très abstrait.

Comme un navigateur sur l'océan, je traverse la vie, toujours poussé de façon involontaire par cette fuite du temps. Et ce temps est capricieux, il efface certain souvenirs mais en garde aussi intact certains.Le temps qui passe est mon pire ennemi.

Je me souviens d'une époque où Noël prenait tout son sens lorsqu'on décorait le sapin en famille. C'était, en soi, un merveilleux cadeau.
Mais c'était une autre époque.

Sachez que, dans ma situation, les mots sont parfois des boucliers protégeant un certain degré de sensibilité.
Rive Gauche

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Polémique sur les propos de Royal sur Castro : L'impression qu'il en ressort est que beaucoup de Français sont, soit ignorants soit amnésiques

Publié le 5 Décembre 2016 par Rive gauche dans Ma philo

Réflexion :"La démocratie est le pire des régimes à l’exception de tous les autres." Churchill

On le constate tous les jours, quand cela convient aux politiques de tous bords, ils glorifient les dictateurs qu'ils soient de droite (Fillon et Poutine), ou de gauche (Mélenchon et Castro).

Il y a des Français aux raisonnements simplistes qui feraient bien de se plonger dans l'histoire pour mesurer combien certaines dictatures ont été néfastes, c'est le moins que l'on puisse faire. Voici des exemples :

Robespierre, Saint-Just (l'Ange de la Terreur), Staline, Hitler, Castro, Pinochet, Poutine,   Bachar el-Assad, Monarchies du Golfe (Qatar, Arabie Saoudite) etc... La liste est trop longue des personnages ou pays qui ont bafoué ou bafouent encore les Droits de l'Homme.

Le mot de dictature est insuffisant pour caractériser des régimes aussi différents sauf à se contenter de vraiment peu. Mais la droite ne fait pas dans la distinction on le sait.

En ce qui concerne le régime de Fidel Castro c'est une bureaucratie communiste qui ne fonctionne pas comme une démocratie formelle, avec des morts sur la conscience, un embargo de 50 ans et d'authentiques réussites dans l'éducation, la santé, la lutte contre la dénutrition etc...

Il faut souligner par ailleurs que le blocus économique, commercial et financier que subit le peuple cubain depuis plus de cinquante ans constitue une violation flagrante, massive et systématique des Droits de l’homme. 

Qui n'a pas de morts sur la conscience? Les 2 guerres du pétrole en Irak ont provoqué avec l'embargo au moins 500000 morts. 

Les US, par exemple, sont ils une démocratie? La question se pose.
Les violences commises par les révolutionnaires américains envers les Indiens notamment ou envers les Noirs, sont gommées dans l’historiographie. 

En France, la Terreur est une période de la Révolution française caractérisée par le règne des exécutions de masse. Plusieurs centaines de milliers de personnes trouvèrent la mort durant cette révolution, notamment pendant la Terreur.
Cette violence de la Révolution française conduit à plusieurs impasses historiographiques. La première consiste à éviter soigneusement d’en parler et ainsi faire comme si les Droits de l’homme et du citoyen n’avaient pas eu besoin de la violence populaire pour être ratifiés par le roi, dès octobre 1789.

Se contenter de penser qu'il suffit qu'il y ait des élections pour avoir une démocratie est caractéristique de ce schématisme qui refuse de faire des distinctions et, en fin de compte, de viser un minimum de vérité. 

Mon article n'a pas pour but de faire plaisir, non plus de faire du tort, il a pour but essentiel de porter la plume dans la plaie, là où ça fait mal. Il a pour but aussi d'inciter à la réflexion et d'en tirer les conclusions qui s'imposent.

Rive Gauche

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Ma philo : Il est où le bonheur ?

Publié le 3 Novembre 2016 par Rive gauche dans Ma philo

Qu'est-ce qui vous rend heureux ?

  • Une soirée entre amis autour de quelques verres après un match ? 
  • Un repas en famille à la maison ? Ou chez des voisins ?
  • Promener votre chien dans un parc ?
  • S'investir dans le cadre d'une association ?
  • Jouer aux boules ou aux cartes ?
  • Ou simplement le plaisir du travail bien fait ?
  • Faire votre jogging ou aller à votre cours de salsa ou de guitare ?
  • Sortir, aller au cinéma, au théâtre, à l'Opéra ? 

Il y a sans doute autant de réponses que de Françaises et de Français, chacun à un avis !

Les premières analyses statistiques ont permis d'identifier un bien-être à quatre dimensions : 

La qualité des relations humaines vient en premier : «lien social, solidarité, convivialité». Tolérance et cosmopolitisme sont évoqués ici mais aussi les relations humaines à l'intérieur de la cellule familiale, une des composantes du bien-être la plus évoquée lors de cette étude.

La deuxième dimension est liée aux lieux de rencontre : «se retrouver, se réunir, partager». La présence d'équipements de proximité semble indispensable pour nouer et préserver du lien social, lutter contre les exclusions. La question se pose ici des frontières communales ne correspondant pas forcément au vécu des habitants.

Autre dimension, cadre de vie : «environnement, infrastructures, habitat, notions de voisinage et d'espaces verts». Enfin, le bien-être passe par l'épanouissement personnel («réussite, loisirs, santé»). Le bonheur est dans le pré ? Mais pas que. Il est aussi autour de nous.

Pour trouver ce qui rend heureux, au delà de fouiller au fond de nous, une piste légitime consiste à étudier ce que font les autres, ce qui leur amène du bonheur. Je trouve toujours cela enrichissant d’écouter chaque cas de personne plus agée ou expérimentée : ses erreurs, ses pistes, ses convictions, ce qu’elle a appris. 
Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. Des enseignements inestimables.

Mais il existe également une autre méthode pour avancer : la voie analytique. J’ai découvert récemment plusieurs études sur ce sujet et les résultats m’ont scotché. Elles ne donnent pas de route toute tracée, mais elles contiennent néanmoins de sacrée pistes, des rappels fermes sur ce qui rend heureux, les fausses routes, et les moments les plus aptes au bonheur.

Ces informations ne sont pas à prendre comme des vérités générales, mais si cela fonctionne comme ca pour d’autres, pourquoi pas pour vous? Pourquoi pas pour moi? Personnellement, je me dis juste que je suis dans le creux de la courbe et pourtant cela va bien, vivement la suite...il est là le bonheur !

Rive Gauche

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Ma philo : L'homme a crée et exploité l'idée de Dieu pour asservir l'humanité !

Publié le 5 Octobre 2016 par Rive gauche dans Ma philo

Le thème que je vais aborder dans Ma Philo relève de ce qu’on appelle l’exercice imposé par des faits récents : 

  • Le pape François a accusé dimanche les manuels scolaires français de propager l'endoctrinement de la théorie du genre.
  • Projet de loi anti IVG en Pologne : ce pays où la législation est une des plus restrictives d’Europe, l’épiscopat voudrait encore limiter les droits des femmes à l’IVG. 

 

Pour moi, cette situation d'amalgame et de détournement politique de la religion posent un certain nombre de problèmes.

Pour moi, les problèmes religieux et les problèmes sociaux sont deux réalités bien distinctes, qu'il n'est pas bon d'associer.

 

A ces religieux ou prétendus religieux, du catholique au Pape, à l'islam et autres religions, je dirais : Au monde religieux la spiritualité ; au monde politique la résolution des problèmes sociaux. 

 

Pour moi, la religion est un système d’illusions avec négation de la réalité. 

Dieu, existe-t-il vraiment ? Si Dieu a tout créé, qui créa Dieu ?Je sais qu'il est impossible de répondre à ces questions, que c'est un grand mystère et qu'on n'aura jamais la réponse.

Je sais que ces questions ne veulent rien dire car les réponses vont varier suivant qu'on possède la foi ou pas, et qu'il est impossible de répondre sans spéculer.

Quand on a étudié un minimum l'histoire du monde et qu'on remonte vraiment loin, on comprend très facilement comment les diverses religions ont vu le jour.

Toutes, absolument toutes les formes de religions sont des inventions de l'homme. Mais ça attention, il ne faut pas le dire, car ceux qui n'ont pas du tout étudié l'histoire de la chose et qui croient encore au Père Noël sont très susceptibles.

Au commencement, tout ce que l’homme ne comprenait pas était inquiétant : la nuit, l’orage, la naissance, la mort, la pluie. Afin de lutter contre ses angoisses, l'homme créa les premières divinités responsables de ce qu’il ne pouvait expliquer. Ces divinités étaient sensées le protéger ou le punir. 

 

Puis l'homme inventa un concept révolutionnaire, l’humanité allait avoir une seule divinité : Dieu ! Ensuite s’ensuivirent de grands massacres, pour savoir qui avait le mieux interprété le message de dieu.

Mais pourquoi Dieu, non content de refuser de mourir, se porte-t-il si bien ? Et comme Dieu ne s’occupe de rien, chacun peut lui faire dire n’importe quoi. 

Ce concept est tout de même un coup de maitre du génie humain en matière de créativité : croire l’incroyable, concevoir l’inconcevable, pour nous faire croire que ce qui nous arrive n’est que ce que nous méritons.

Christianisme, Judaïsme, Islam..., la religion, sous toute ses formes, est une forme d’aliénation de l’homme. 

L’aliénation se définit comme l’asservissement d’un individu suite à l’altération de ses capacités de réflexion. 

La religion instaure par le biais d’écrits dits sacrés un système d’ordre et de définition du bien et du mal qui suscitent des craintes chez l’homme.

Cette peur du châtiment, du jugement dernier, maintiennent l’homme sous le joug d’une autorité l’empêchant d’agir et de se comporter comme sa raison le pousserait à le faire. 

Tous ceux, qui ont recherché le pouvoir religieux, ont exploité l'idée du paradis pour manipuler l'homme et le transformer en partisan de leur projet.

La peur éternelle de l'inconnu et l'ignorance de la réalité constituent les éléments principaux de la fuite et de l'acceptation d'une croyance où le paradis devient la récompense promise en échange de la soumission.

Il ne faut jamais oublier que les fanatiques sont toujours manipulés, de sorte que le terrorisme soi-disant religieux n’est bien souvent qu’une action politique déguisée en sacrifice religieux, voire un acte mafieux déguisé en action politique.

La croyance est une disposition de l'esprit qui se manifeste sous la forme d'une adhésion irréfléchie à une idée tenue pour vraie. C'est ce caractère irréfléchi qui nous fait dire que la croyance est le contraire même de la raison !

Le fanatisme ou la dévotion aveugle, que l'on nomme depuis quelques années, l'intégrisme ou l'extrémisme religieux, a toujours été la cible privilégiée de Voltaire comme en témoigne l'ensemble de son œuvre.

 

Dans son idéal de Tolérance, Voltaire condamne toute forme de propagande par la force et, par là, les guerres de religion ou guerres de civilisation.

Qu'elles sont les raisons qui poussent l’homme à s’asservir en se posant lui-même sous l’autorité de ce Dieu (quel qui puisse être pour chacun) en lequel il donne toute puissance ?

Sans doute le besoin vital pour l’homme de se sentir protégé par une figure paternelle, Pape, Bouddha, Jéhovah, Mahomet... et bien d'autres encore. 

L'adhésion à une foi ou à une conviction philosophique relève ainsi de la seule liberté de conscience de chaque femme et de chaque homme.

La France n’a jamais eu autant besoin de la laïcité, laïcité qui garantit à tous les citoyens quelles que soient leurs convictions philosophiques ou religieuses, de vivre ensemble dans la liberté de conscience, la liberté de pratiquer une religion ou de n’en pratiquer aucune, l’égalité des droits et des devoirs, la fraternité républicaine.

La laïcité n'est pas une opinion parmi d'autres mais la liberté d'en avoir une. Elle n'est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect des principes de liberté de conscience et d'égalité des droits. Ce principe est une valeur essentielle.

 

« Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas. » La célèbre phrase attribuée à André Malraux semble se vérifier : loin d'être enterrées et oubliées dans un monde dominé par le progrès, les religions s'adaptent et même prolifèrent... souvent pour notre malheur !!!

Rive Gauche

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Ma philo : Quelle part peut-on faire à l'Être et au Paraître ?

Publié le 13 Août 2016 par Rive gauche dans Ma philo

L'opposition entre être et paraître est un lieu commun de la philosophie. Ainsi, pour décrire une personne on dit parfois : En apparence, elle est ainsi, mais en réalité, elle est autrement. Car derrière les apparences, on découvre souvent la réalité.

A méditer par mes ami(e)s et mes ennemi(e)s :

C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que tant de gens paraissent brillants avant d'avoir l'air con. Albert Einstein.

 

Etre et paraître semble donc, d'après le sens commun s'opposer :

– L’être et le paraître jouent un rôle dans la vie de tous les jours. Il ne faut pas juger que sur le paraître.

– Notre mal-être ne provient-il pas du fait que nous paraissons être au lieu d’être ?

– Le paraître, n’est que le déguisement de son être, afin de ne pas être vulnérable.

– Le Paraître est une façon de se dissimuler.

– Puis-je être sans paraître?

– Le paraître n’influence-t-il pas son être ?

 

La pensée est ouverte. On repart avec plus de questions, c’est la science du doute.

– On ne vit qu’à travers le regard des autres très souvent. C’est frustrant.

– Quelqu’un qui a le sourire aux lèvres, c’est agréable, mais celui qui sourit tout le temps ne paraît pas sérieux.

– Il existe le délit de faciès dans tous les sens.

La philosophie classique a longtemps distingué entre l’être et le paraître comme on distingue le superficiel du profond. L’apparence, a toujours revêtu une grande importance. Nous avons besoin d’être appréciés, voire d’être aimés des autres. L’apparence détermine toujours une première opinion.

 

Faut-il opposer être et paraître ? Opposer de la même manière qu’on oppose le blanc et le noir, l’être serait le contraire du paraître.

Etre : lié à l’idée d'exister, subsister, en tout cas ce qui est authentique, ce qui demeure.

Paraître : lié à l’idée d’apparence, du visible, de la tromperie, ce qui paraît n’est pas, en tout cas n’est pas forcément vrai. Donc ne pas être soi-même, en réalité vivre dans l'apparat, se créer un personnage.

 

L’apparence est-elle donc ce qui cache l’être, ou bien sa manifestation extérieure ?

Que les apparences soient trompeuses, c’est ce que la tradition philosophique répète à loisir. On s’est donc habitué à distinguer le paraître et l’être comme on distingue la surface et la profondeur, comme on distingue le superficiel du profond. Diderot pensait que l’homme est un être fondamentalement ondoyant, et divers, aussi insaisissable que l’eau. Aussi faut-il dire avec force que la surface, l’apparence, l’extériorité sont au moins aussi souvent révélatrices que dissimulatrices.

Tout vêtement est un déguisement, c’est à dire moyen d’inventer une nouvelle guise, une nouvelle manière d’être. Il faudrait donc pour connaître un être aller au-delà de ce qu’il est extérieurement, apparemment, superficiellement.

L’enfant qui grandit commence à garder pour lui nombre de ses sensations, sentiments, affects. C’est ainsi qu’il devient homme, c’est-à-dire un être profond, possédant même trois niveaux de profondeur : ce qu’il montre de lui ; ce qu’il garde pour lui ; ce qu’il garde en lui. Bientôt, il jouera avec son apparence, s’efforçant de paraître autre qu’il n’est en vérité, jouant la sérénité quand il est inquiet, la joie quand il est triste, etc.

 

Paraître, c’est comparaître. Le regard d’autrui est à la fois ce que nous redoutons par-dessus tout et ce dont nous avons le plus grand désir. Comme le miroir d’ailleurs… Pourquoi allons-nous au miroir ? Pour apprendre quelle image de nous les autres ont usage.

Mais comme est éphémère cette prétendue apparence ! Tout miroir est déformant. nous nous découvrons beau en celui-ci, laid en celui-là. Il semble donc que même le miroir ne saurait nous permettre d’accéder à une image claire et définitive de nous-même, mais toujours en devenir, et trouble.

Il me faut donc paraître, paraître devant autrui, nous faire la proie de leur regard pour espérer nous connaître un peu mieux.

Il faut donc paraître pour être, même si paraître, c’est toujours comparaître, et donc prendre le risque de présenter une apparence qui, bien loin de révéler ce que nous sommes profondément, le cache.

 

Être et paraître. Ainsi être implique directement le fait d’exister alors que paraître le fait d’avoir l’air d’exister.

L'être s'appui sur ses valeurs propres et l'importance de trouver l'équilibre en soi. Etre vrai, naturel, sans masque, se sentir libre d’agir, libre de s’exprimer, oser un vrai « oui » ou un vrai « non...

Le paraître s'appui sur le regard des autres et sur leurs façons de nous positionner.

 

"Nous gagnerions plus de nous laisser voir tels que nous sommes, que d'essayer de paraître ce que nous ne sommes pas " François de La Rochefoucauld.

Rive Gauche

 

En aparté, j'ai repéré pour vous cette citation :

On dit souvent que trop d'amour tue l'amour. Dommage que trop de connerie ne tue pas les cons !

Ceci n'a rien à voir avec Ma philo, mais cette citation m'amuse.

Rive Gauche

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Ma philo : Un imbécile peut-il être heureux ?

Publié le 12 Août 2016 par Rive gauche dans Ma philo

L’imbécile heureux : mythe ou réalité ? Ce n'est pas une lumière et pourtant il cherche à briller en société !

C’est quoi un imbécile ?

Dans le dictionnaire Larousse, je trouve : Débile ou arriéré mental ou sot, dépourvu d’intelligence, d’esprit, de jugement.

Plus largement, on peut aussi dire que, suite à une déficience intellectuelle notable, l’imbécile, c’est celui qui ne réfléchi pas et qui ne se pose pas de questions.

Mais est-ce vrai que les imbéciles sont heureux ?

On pourrait le croire pour certains d’entre eux qui affichent une certaine naïveté, une spontanéité, une simplicité qui peut laisser croire que la vie est plus belle pour cette personne que pour nous.

Les animaux vivent en paix avec eux-mêmes car ils ne connaissent pas le remords, la morsure de la conscience, le scrupule, la peur de se tromper et la crainte de mourir.

L'homme au contraire, parce qu'il est doué de conscience et capable de penser, est voué à l'inquiétude, en sorte qu'il en vient souvent à considérer sa condition comme déchue, voire maudite.

Or si les animaux nous semblent plus heureux que nous, c'est précisément parce qu'ils ignorent tout de leur condition.

Pour l'homme, tout se passe comme si la connaissance devait s'accompagner de la conscience de notre propre malheur, comme si en d'autres termes la connaissance devait être une malédiction et le signe de notre condition déchue.

C'est parce qu'ils goûtent au fruit de l'arbre de la connaissance qu'Adam et Ève sont chassés du Paradis. Et en y goûtant, ils deviennent conscients de leur propre nudité, c'est-à-dire de leur dénuement et pour tout dire de leur misère.

 

L'ignorance alors ne serait-elle pas le secret d'une vie heureuse ?

Si connaître, c'est aussi prendre conscience de la misère de sa propre condition, alors il semble évident que le sage est celui qui en définitive renonce à savoir.

Quelqu'un d'intelligent est souvent capable de briller en société. Or s'il brille, c'est qu'il produit de la lumière, non ? Et s'il est intelligent, c'est grâce à cette lumière qu'il peut nous éclairer sur de nombreux points.

 

L'imbécile est-il vraiment heureux ou ne fait-il qu'ajouter la bêtise aux malheurs qui sont le lot commun des hommes ?

Autrement dit : un bonheur qui reposerait sur des illusions, même réconfortantes, peut-il seulement prétendre être véritable ? Peut-être le bonheur vrai se conquiert-il alors dans un combat douloureux contre l'illusion, et d'abord contre l'illusion d'un bonheur rien moins que réel.

L'ignorant qui reconnaît son ignorance n'est déjà plus un ignorant véritable. C'est quand l'ignorance est dissimulée, qu'elle peut devenir le début d'une apparence trompeuse, ou celle d'une conscience qui comprend qu'elle peut faire illusion.

 

Et puis je remarque autour de moi que ceux qui apprécient la vie, font aussi du développement personnel sans s’en rendre compte : ils ont cheminé, grâce à des livres, des rencontres, des interrogations, des remises en question, et ils ont compris les choses essentielles pour mener une vie heureuse.

Finalement, il est bien difficile de ne pas progresser dans sa vie, à moins peut-être d’être privé de moyen intellectuel ou alors d’être un con obstiné. Dans ce cas l'imbécile est concerné !

« Un concerné n'est pas forcément un imbécile en état de siège pas plus qu'un concubin n'est obligatoirement un abruti de nationalité cubaine. » Citation de Pierre Dac.

 

« Le comble de l'imbécile est de se croire intelligent. » Citation de Paul Valéry

Voilà, je crois que j'ai fait le tour, en essayant de ne vexer personne, y compris les mal-comprenants qui me lisent. Je crois que quand les échanges sont riches et ouverts, tout le monde peut y trouver une source d'inspiration.

La meilleure preuve de respect que je puisse donner à l'intelligence du lecteur, c'est de le laisser réfléchir et d'en tirer les conclusions qui s'imposent.

Rive Gauche

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Coup de blues, déprime, ou dépression ?

Publié le 29 Juillet 2016 par Rive gauche dans Ma philo

Cette fois-ci je ne peux plus me retenir, j'ai décidé d’écrire pour contenir ma frustration, mon indignation qui croît chaque jour, ma tristesse devant le temps qui passe et me pousse ainsi à l'automne de ma vie.

En vieillissant, j'ai tendance à me remplir le cœur des malheurs vécus et la tête des mille et un soucis de la vie. Alors la dépression de la personne âgée, avec son cortège de symptômes, s’installe.

Quand elle survient, elle ne prévient pas : dans l’après-coup d’une maladie brutale, ou bien plus insidieusement la prise de conscience du temps qui passe, d’un avenir sombre, la reconnaissance du tragique de l’existence.

Je dis vieillesse ennemie et non je ne sais quel mot cache-misère. J'en ai marre de ces fausses pudeurs. Au lieu de dire les vieux, on préfère parler du troisième âge, comme si on essayait de dissimuler ce qu'il y a d'affreux derrière tout cela, les angoisses de l'homme confronté à sa déchéance, la blessure du regard des autres et surtout la jeunesse que l'on voit disparaître à jamais.

Ne dois-je vieillir que pour voir mon visage et mon corps s’altérer ? Faut-il passer ma vie à scruter les modifications de mon âge ?

"Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie !  Le Cid de Pierre Corneille

Le phénomène le plus marquant est donc la fuite du temps. La fuite du temps est quelque chose de très difficile à expliquer. Quand on parle de la fuite du temps, le temps est ici très abstrait.  On peut représenter la fuite du temps de façon différentes en utilisant les lieux ou les personnes qui changent, la vieillesse, l’amour, l’eau ou les fleurs.

Dans la poésie, elle est le plus souvent imagée. Ronsard dans son Sonnet à Marie, utilise une fleur qui se fane pour traiter la fuite du temps, il compare cette fleur à Marie. Il veut dire à Marie qu’aujourd’hui elle est belle comme la fleur mais dans quelque temps elle aura vieillit tout comme la fleur a fané.

Au fond de moi je ne peux pas me résigner à cette réalité là. Elle est en marche, et plus vite que je ne le pensais... Ce n'est pas le problème de demain. Non, c'est déjà le problème actuel le plus préoccupant…

La vieillesse est bien une fatalité. Il ne sert à rien de rechercher quelque chose qui n’est plus là ou qui justement se trouve derrière moi. Le temps peut avoir de l’effet sur tout, il détruit tout.

Comme un navigateur sur l'océan, je traverse la vie, toujours poussé de façon involontaire par cette fuite du temps. Et ce temps est capricieux, il efface certains souvenirs mais en garde aussi intact certains.

Le temps qui passe est mon pire ennemi. Mais je ne peux rien changer. Je suis conscient que le temps qui passe me fait vieillir. N'est ce pas cela la vie ? La vie est faite de haut et de bas, plus souvent de bas que de hauts !  

Rive Gauche

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Le Pape François reproche à la France d'exagérer la laïcité !

Publié le 17 Mai 2016 par Rive gauche dans Ma philo

La laïcité française est un pilier de la République n'en déplaise au Pape !

«D'après les éléments dont je dispose, je crois qu'à Lyon le cardinal Barbarin a pris les mesures qui s'imposaient, qu'il a bien pris les choses en main...»

«La petite critique que j'adresserais à la France à cet égard est d'exagérer la laïcité…

Deux phrases chocs du pape François dans un entretien au quotidien catholique La Croix daté du mardi 17 mai.

Le pape devrait se mêler de ses affaires et d'abord des prêtres pédophiles !

 

Les hommes ont-ils besoin de se soumettre à une religion ?

La notion de religion est dérangeante : elle est une manifestation – archaïque, autoritaire, et parfois violente – d'un Pouvoir exercé sur les peuples.

Elle est dérangeante parce qu’elle suppose une croyance sans aucune démonstration de la réalité de l’objet de la croyance. Croire aveuglément, sans vérification, est un aspect de l’aliénation et de la subordination de l’esprit humain à une autorité qui veut s’imposer à lui sans aucun questionnement.

Dérangeante aussi parce que les religions ont été souvent associées à de nombreuses guerres et tyrannies. Quand une religion scelle la communauté des croyants par la haine, cette religion n’est plus digne de s’appliquer aux humains. Elle perd toute légitimité morale.

La liberté de croyance ou de la non croyance est personnelle et aucun individu n'a le droit d'insulter celui qui ne la partage pas, ni d'être arrogants ou intolérants ou lui nuire par des actes violents !

 

Les reproches que l’on peut faire à la religion sont classiquement ceux :

- de l’intolérance : La religion est un point de vue qui n’est pas partagé par tous. Ce point de vue mène souvent à l’intolérance, au conflit et à l’oppression de tous ceux qui ne pensent pas pareil. Elle est d’une manière générale source de conflit.

- du fanatisme : Il ne faut jamais oublier que les fanatiques sont toujours manipulés, de sorte que le terrorisme soi-disant religieux, par exemple, n’est bien souvent qu’une action politique déguisée en sacrifice religieux, voire un acte mafieux déguisée en action politique.

 

La religion est bien la névrose obsessionnelle de l'humanité, et les chances d'en guérir sont minces.

Tous ceux, qui ont recherché le pouvoir religieux, ont exploité l'idée du paradis pour manipuler l'homme et le transformer en partisan de leur projet. La réflexion et l'expérience, durant ces milliers d'années, n'ont pas réussi à sortir l'homme de sa naïveté.

Sa peur éternelle de l'inconnu et son ignorance de la réalité constituent les éléments principaux de sa fuite et de son acceptation d'une croyance où le paradis devient la récompense promise en échange de la soumission.

Le fanatisme ou la dévotion aveugle, que l'on nomme depuis quelques années, l'intégrisme ou l'extrémisme religieux, a toujours été la cible privilégiée de Voltaire comme en témoigne l'ensemble de son œuvre.

Dans son idéal de tolérance, Voltaire condamne toute forme de propagande par la force et, par là, les guerres de religion ou guerres de civilisation.

Voltaire propose ceci: « Si un homme veut persuader sa religion à des étrangers ou à des compatriotes, ne devrait-il pas s'y prendre avec la plus insinuante douceur et la modération la plus engageante? ».

 

La religion est une affaire privée !

La laïcité est le résultat d'une histoire, le fruit d'un combat, y déroger serait ouvrir une brèche à l'obscurantisme.

Si le choix religieux, d’ordre privé, déborde sur l’espace public, il peut alors concerner l’État.

La religion nuit gravement à la santé mentale des peuples.

 

" La religion n’est autre chose que l’ombre portée de l’univers sur l’intelligence humaine." Victor Hugo (1802 - 1885)

Le lecteur, lui, n'a plus qu'à méditer sur mon article, et à tirer les conclusions qui s'imposent.

Rive Gauche

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Intégrisme moral ou dictature de la vertu ?

Publié le 11 Mai 2016 par Rive gauche dans Ma philo

Pour résoudre les problèmes des mains baladeuses ou des baisés volés, faudra-t-il, comme les Amazones, exclure les hommes de la société et tuer les enfants mâles ? Est-ce l'ambition d'un certain féminisme extrémiste.

Nos ayatollahs féministes se sentiraient-elles pousser des ailes ? Vertu de l'intégrisme ou intégrisme de la vertu, ces justicières du dimanche deviennent ridicules.

Bientôt on ne pourra plus dire à une femme qu'elle a un joli sourire. Entre une blague lourdaude et des harcèlements avérés, il faut faire la part des choses.

 

Loin de moi l'idée d'absoudre les présumés harceleurs sexuels, mais parfois une femme peut aussi se remettre en question : Certaines jouent vite aux vierges effarouchées quand les regards ou les réactions dépassent la flatterie qu'elles sollicitent plus ou moins inconsciemment.

On peut transformer la France en Afghanistan et obliger les femmes à porter une burqa ... Pourquoi pas, c'est toujours possible !

Et si j'aperçois le haut d'un string sous un jean taille basse, dois-je porter plainte pour tenue indécente ?

Les mouvements hippies des années 60-70 prônaient une grande liberté, notamment sexuelle, sommes-nous en train de nous embourgeoiser ?

La société dite libérale a favorisé l'émancipation de la femme. Elle a pu accéder à des responsabilités, et avoir des tenues ou des comportements libres.

Le féminisme identitaire cherche avant tout à défendre ou revaloriser le féminin par rapport à des valeurs masculines imposées par des siècles de patriarcat.

Le féminin n’est pas nié, mais c’est au contraire son égale valeur avec le masculin qui est proclamée.

L'accès à l'égalité homme femme, exige de la gente féminine qu'elle soit couillue, car elles auront à affronter dans leur vie des difficultés autres, que quelques réflexions salasses et de mauvais goût.

 

Les féministes devraient cesser cette guerre des sexes. Les femmes ne sont pas des créatures fragiles et soumises, quant aux hommes, ils ne sont pas tous des obsédés sexuels et des prédateurs.

Un autre combat mérite votre intérêt : les violences faites aux femmes, des plus visibles aux plus insidieuses. Une femme est tuée tous les trois jours en France par son conjoint ou ex-conjoint.

Pauvre France qui ne sait plus rire d'elle même. Elle est chouette la société qu'on nous prépare. Les ayatollahs de la pensée féministe commencent à me les briser menu.

Il va falloir que ce gouvernement nomme une commission afin de préciser ce qui est autorisé en matière de drague et ce qui ne l'est pas, afin que chaque homme apprenne à rapidement détourner le regard quand il croise celui d'une femme.

Quant au harcèlement sexuel, bientôt les hommes n’oseront plus faire le moindre compliment aux femmes, alors que ces dernières les adorent.

 

Pour faire disparaître le sexisme, faudrait-il faire disparaître la distinction entre les sexes et surtout nier leur naturelle complémentarité ? Tout comme, pour faire disparaître le racisme, faudrait-il nier l’existence des races ?

En d’autres termes, les femmes sont des hommes comme les autres ! C’est évidemment de cette tendance qu’est née la théorie du genre. S’il n’y a plus d’hommes et de femmes, si le recours au genre permet de déconnecter le masculin et le féminin de leur sexe, on voit mal en quoi la théorie du genre peut encore être considérée comme féministe.

Qu’est-ce en effet qu’un féminisme qui nie la réalité d’une spécificité féminine, c’est-à-dire de ce qui caractérise les femmes en tant que femmes ?

Un pseudo féminisme qui suscite un engouement général des plus suspects : Cela rappelle la bulle médiatique autour de ni putes ni soumises, qui fut célébrée dans la mesure où elle permettait de renforcer la stigmatisation de l’islam.

Les mouvements féministes qui existent en France ne sont pas des mouvements faits pour les femmes, mais pour des femmes intellectuelles qui ressemblent à des hommes, qui nient le fait qu’une femme puisse être féminine.

 

Faites attention mesdames que votre soif de pouvoir et d'égalité homme-femme ne vous transforme en femmes castratrices !

Attention que cette idéologie ne se transforme pas en un intégrisme moral, en une dictature de la vertu !

Attention à ne pas finir comme outre atlantique où un simple regard, où un sourire de politesse, dans un ascenseur, peut se terminer devant les tribunaux avec une dénonciation pour harcèlement sexuel.

Ceci dit je suis contre les violences et les agressions physiques qui sont des atteintes volontaires à l'intégrité physique de la femme et pour punir sévèrement les crapules qui ont commis ces actes.

 

La meilleure preuve de respect que je puisse donner à l'intelligence du lecteur, c'est de le laisser réfléchir sur mon article.

Je vous livre ma dernière pensée : Pourquoi contredire une féministe ? Il est tellement plus simple d'attendre qu'elle change d'avis.

Rive Gauche

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Michel Onfray est-il fasciné par la gauche ?

Publié le 22 Avril 2016 par Rive gauche dans Ma philo

Omniprésent sur la scène médiatique, ancienne figure de la gauche morale, le philosophe est de plus en plus en cours chez les conservateurs de l'autre rive. Plus de gauche mais encore à gauche, pas à droite, mais de plus en plus aimé à droite, même très à droite, cet homme est un paradoxe pensant.

Michel Onfray disait récemment dans le cadre de ses polémiques avec Vals qu’il ne pouvait plus voter pour une gauche qui défend le même monde que Nicolas Sarkozy : l’euro, l’Europe, le libéralisme, la disparition des campagnes et de la ruralité.

Le philosophe Michel Onfray a décrypté à sa manière la performance du président de la République. Dans sa chronique hebdomadaire sur France Culture, l'auteur du Traité d'athéologie n'y va pas par quatre chemins :  « On écoute, on attend la fin en se disant qu'il y aura peut-être quelque chose, mais on découvre que pendant tout ce temps-là, ça a été un long discours apolitique ».

C’est une déclaration qui peut paraître étonnante de la part d’un homme de gauche, mais qui traduit au sein d’une majorité de citoyens, une posture abstentionniste de plus en plus flagrante lors des dernières élections.

Michel Onfray ferait bien d'arrêter d'écrire et de parler urbi et orbi pendant un an ou deux. Ça nous reposerait de ses coups de sang impétueux, très imparfaits, et qui disperse la réflexion sur des pistes stupides.

Michel Onfray fait partie de ces radicaux chagrins qui ne se consolent pas que la société fonctionne avec le libéralisme, c'est à dire des échanges, c'est à dire du commerce, et surtout de l'argent !

Il reste peut être encore quelques personnalités de gauche qui ne sont pas suicidaires et qui gardent une saine vision de l'avenir qui se prépare. Le dire n'est pas un délit mais un constat.

Il est vrai que notre paresse intellectuelle nous conduit parfois à des jugements simplistes et à diaboliser ou à aduler tout Zemmour ou tout Onfray.

C'est ce sens critique sans censure ni présomption que l'on apprenait jadis à l'école de la République française, une et Indivisible alors.

 

Athée farouche mais regrettant l'effondrement programmé de la civilisation judéo-chrétienne. Mais, comment le suivre sans risquer d'y perdre son latin?

Michel Onfray me donne le sentiment de cherche la voie, surtout la voie du succès de librairie. Certes, il n'est pas le seul à la chercher, Zemmour aussi s'est livré à cette quête. Une différence toutefois entre Onfray et Zemmour, la clarté.

Zemmour on sait ce qu'il pense et ce qu'il dit ne nous surprend pas. Par contre Onfray ? Le philosophe est un esprit libre, indispensable dans cette période où on est coincé entre le politiquement correct des bobos compassionnels de gauche et les déclinistes de droite.

Auteur de très nombreux livres, Michel Onfray ne se contente pas de parader dans les médias. Dans "Penser l'islam", le philosophe réplique aux attaques et remet en question le rapport entre la France et cette religion. C'est le livre d'un philosophe en guerre contre le politiquement correct, les médias, l'islam radical, la gauche, le pouvoir.

Michel Onfray annonce l'effondrement de notre civilisation. La formule avait quelque chose de crépusculaire sans pour autant être morbide. Une chose est certaine: le sentiment de la fin d'un monde traverse aujourd'hui la pensée française.

D'un livre à l'autre, Houellebecq y revient, avec le sentiment que la civilisation occidentale rêve tout simplement de s'abolir, qu'elle n'est plus capable d'assumer le fardeau de l'histoire.

Éric Zemmour, quant à lui, a cru voir dans les quarante dernières années un suicide français, même si certains ont dit son livre qu'il faisait le récit d'un assassinat.

La chute du communisme nous rappelle qu'un monde trop en contradiction avec les aspirations profondes de l'homme peut s'affaisser sans prévenir. Après coup, chacun dira avoir prophétisé la chute. Mais avant qu'elle ne survienne, qui s'y serait vraiment risqué?

Ne peut-on dire la même chose de la société actuelle qui déracine les peuples, brouille les repères de civilisation, enraye les mécanismes de la transmission culturelle et condamne le politique à l'impuissance? Il se pourrait que le vieux monde fasse encore valoir ses droits.

Ce qui fait la différence avec les politiques est la prise de recul des philosophes dont la pertinence tient à leur capacité à poser les questions que l'on ne se pose pas ou à les aborder sous un angle différent. D'où cette gêne accompagnée d'un sentiment de décalage à la lecture de leurs écrits.

Je ne suis pas surpris que les philosophes actuels poursuivent cette réflexion. Mais à force de cogiter sur la sagesse et sur la vérité, et si l'homme est intègre et impartial, Michel Onfray finira par ne plus être de gauche, même dans ses rêves.

Toutefois, à son crédit, son plus grand mérite est de rappeler que la religion est la plus grande des illusions. Depuis son " Traité d'athéologie ", nul n'ignore que Michel Onfray n'est pas l'ami des religions, qu'il considère comme des maladies propices à la haine, au fanatisme. Evidemment, l'Islam ne fait pas exception à cette critique radicale, au contraire.

 

La médiocrité de la classe politique peut au moins expliquer l'omniprésence médiatique et les prises de position politiques ou religieuses de certains philosophes comme Michel Onfray ou Alain Finkielkraut.

La meilleure preuve de respect que je puisse donner à l'intelligence du lecteur, c'est de le laisser réfléchir et d'en tirer les conclusions qui s'imposent

Rive Gauche

Les meilleures ventes de Michel Onfray :

Penser l’Islam  - Paru le 16 mars 2016 : Il est difficile, ces temps ci, de penser librement et encore plus de penser en athée. Affirmer que les idéaux de la philosophie des Lumières sont toujours d’actualité nous fait paradoxalement passer pour des réactionnaires, des islamophobes, voire des compagnons de route du Front National assimilé au fascisme...

 

Traité d'athéologie - Paru le 4 octobre 2006 : Plus de deux siècles après le triomphe des Lumières, un siècle après la loi de séparation de l'Église et de l'État, le politique et le religieux sont encore inextricablement mêlés dans des sociétés qui s'affirment laïques et démocratiques. Partant de ce postulat, le philosophe Michel Onfray dénonce avec fougue la haine de la raison et de l’intelligence, la haine de la vie, de la sexualité, des corps et des pulsions que cache le retour du divin et le désir de salut qui meut les sociétés...

 

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Ma philo : La morale condamne l'hypocrisie, alors que la pratique sociale l'impose !

Publié le 18 Mars 2016 par Rive gauche dans Ma philo

Voilà une belle hypocrisie, qui a le mérite de montrer l'essence de la comédie humaine.

"Tu ne mentiras point", dit-on. Et dans la même temps, tu mentiras pour ne pas contrevenir aux normes, pour ne pas te voir exclu, ou banni de la société.

L'hypocrisie désigne une attitude de dissimulation de la vérité, de nos pensées sous des dehors agréables : l'hypocrite est celui qui, par exemple, manifeste une amabilité de façade envers quelqu'un.

L’hypocrisie a un rôle social nécessaire, mais doit-on préférer l’hypocrisie confortable à la vérité qui dérange ? Notre société nous apprend et nous oblige l'hypocrisie. L'hypocrisie est l'outil dans notre société qui permet d'arriver à ses fins en trompant les autres.

L'hypocrisie est un mal nécessaire au bon fonctionnement des relations sociale. L'hypocrisie est une respiration sans laquelle la vie en société serait impossible. Il n'y a pas de société possible, si elle n'est fondée sur l'hypocrisie.

L'hypocrisie est donc le contraire de la franchise, de la sincérité, de la transparence. On y a recours pour ménager notre image, ou la bonne tenue d'une relation dans laquelle nous avons un intérêt. C'est une sorte de ruse de dissimulation.

J'en conclus que l'hypocrisie est la vertu ordinaire de l'homme civilisé. Qui supporterait le fâcheux qui se mêle de dire ce qu'il pense, ce qu'il désire, ce qu'il hait ? Donner comme précepte moral de dire toujours et partout la vérité, c'est ruiner l'édifice social, et rendre l'activité politique impossible. Et ce n'est pas les hommes et femmes politiques qui vont me contredire.

La véracité se voit de la sorte ramenée à la sphère du privé, entre amis éventuellement, dans les limites de la tolérance individuelle.

La politesse est une composante essentielle de la vie en société, qu’elle contribue à régler. Elle définit pour chacun une façon de se comporter qui lui permette de vivre en communauté. Plus qu’une simple option, la politesse est une exigence sociale

Pourtant, si on la considère dans son contenu, la politesse semble n’être qu’un art de faire illusion, de sauver les apparences, bref une hypocrisie.

L'hypocrisie est l'attitude morale par laquelle on exprime des sentiments, des opinions que l'on n'a pas ou que l'on n'approuve pas. Plus qu'un manque de sincérité, c'est un manque de loyauté et de droiture. 

Menteurs un jour, menteurs toujours ! C'est l'essence de la comédie humaine et les principaux ingrédients de la commedia dell'arte.

Comme le menteur, l'hypocrite parle bien contre sa pensée, mais son comportement suit des voies détournées qui révèlent une stratégie personnelle.

Lorsque nous disons « bonjour » à quelqu’un, lui souhaitons-nous sincèrement de passer une bonne journée ?

autre exemple, lorsque nous disons « comment ça va ? » à quelqu'un, alors qu'au fond on s'en fout un peu.

Souvent nous ne pensons pas à ce que nous disons, nous sommes polis par habitude ou par intérêt, indistinctement envers tout le monde.

La politesse n'est qu'une règle imposée de l'extérieur, par la société ou l'éducation. Elle reste contraignante, puisqu'elle est toujours une règle.

Est-il besoin de souligner que même dans un mariage, si l'on veut sauver la mise, il faut une certaine dose d'hypocrisie. L'hypocrisie est peut-être une vertu du ménagement.

La véracité doit commencer par soi : savoir et pouvoir se dire à soi ses propres motivations, désirs, inquiétudes, doutes et insuffisances. C'est ici que l'illusion, la tromperie, les faux-semblants, les mensonges sont si difficiles à débusquer.

Alors ne parlons pas trop vite de véracité, de véridicité, d'authenticité et de franchise. Ce sont là qualités rares dans la vie intime et subjective, exceptionnelles dans la vie privée, impossibles dans la vie publique.

Personne ne parle de nous en notre présence comme il en parle en notre absence. L'homme n'est donc que déguisement, que mensonge et hypocrisie, et en soi-même et à l'égard des autres. Il ne veut pas qu'on lui dise la vérité, il évite de la dire aux autres.

Dès lors, on peut se demander si l’hypocrisie est toujours condamnable ou bien s’il y a des conditions qui justifient qu’on ne la condamne pas.

En conclusion je vous livre cette citation : "Tous les mariages réussis reposent sur quelques hypocrisies nécessaires. Ce n'est que dans les mariages ratés que les gens se disent tout le temps la vérité." Blaise Pascal

En attendant, puisque vous avez la gentillesse de me lire, je vous souhaite à toutes et à tous une bonne journée.

Rive Gauche

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Ma Philo : De la nostalgie à la mélancolie !

Publié le 11 Mars 2016 par Rive gauche dans Ma philo

Cette fois-ci je ne peux plus me retenir, j'ai décidé d’écrire pour contenir ma frustration, mon indignation qui croît chaque jour, ma tristesse devant le temps qui passe et me pousse ainsi à l'automne de ma vie.

En vieillissant, j'ai tendance à me remplir le cœur des malheurs vécus et la tête des mille et un soucis de la vie. Alors la dépression de la personne âgée, avec son cortège de symptômes, s’installe.

Quand elle survient, elle ne prévient pas : dans l’après-coup d’une maladie brutale, ou bien plus insidieusement la prise de conscience du temps qui passe, d’un avenir sombre, la reconnaissance du tragique de l’existence.

Je dis vieillesse ennemie et non je ne sais quel mot cache-misère. J'en ai marre de ces fausses pudeurs. Au lieu de dire les vieux, on préfère parler du troisième âge, comme si on essayait de dissimuler ce qu'il y a d'affreux derrière tout cela, les angoisses de l'homme confronté à sa déchéance, la blessure du regard des autres et surtout la jeunesse que l'on voit disparaître à jamais.

Ne dois-je vieillir que pour voir mon visage et mon corps s’altérer ? Faut-il passer ma vie à scruter les modifications de mon âge ?

"Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie !  Le Cid de Pierre Corneille

Le phénomène le plus marquant est donc la fuite du temps. La fuite du temps est quelque chose de très difficile à expliquer. Quand on parle de la fuite du temps, le temps est ici très abstrait.  On peut représenter la fuite du temps de façon différentes en utilisant les lieux ou les personnes qui changent, la vieillesse, l’amour, l’eau ou les fleurs.

Dans la poésie, elle est le plus souvent imagée. Ronsard dans son Sonnet à Marie, utilise une fleur qui se fane pour traiter la fuite du temps, il compare cette fleur à Marie. Il veut dire à Marie qu’aujourd’hui elle est belle comme la fleur mais dans quelque temps elle aura vieillit tout comme la fleur a fané.

Au fond de moi je ne peux pas me résigner à cette réalité là. Elle est en marche, et plus vite que je ne le pensais... Ce n'est pas le problème de demain. Non, c'est déjà le problème actuel le plus préoccupant…

La vieillesse est bien une fatalité. Il ne sert à rien de rechercher quelque chose qui n’est plus là ou qui justement se trouve derrière moi. Le temps peut avoir de l’effet sur tout, il détruit tout.

Comme un navigateur sur l'océan, je traverse la vie, toujours poussé de façon involontaire par cette fuite du temps. Et ce temps est capricieux, il efface certain souvenirs mais en garde aussi intact certains.

Le temps qui passe est mon pire ennemi. Mais je ne peux rien changer. Je suis conscient que le temps qui passe me fait vieillir. N'est ce pas cela la vie ? La vie est faite de haut et de bas, plus souvent de bas que de hauts !  

Rive Gauche

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Ma philo : Les maux pourrissent la vie !

Publié le 10 Mars 2016 par Rive gauche dans Ma philo

Les inévitables périodes de tristesse, d’ennui, les maux de la vie, les difficultés à trouver le sommeil, voire ne pas fermer l'oeil de la nuit...

Je dois me battre d’autant plus chaque jour, afin de ne pas couler. La déprime s’est installée avec son cortège de symptômes : douleur physique et morale, fatigue, tristesse, repli sur soi...

La déprime est souvent peu apparente et déroutante. Le doute et le questionnement sont perpétuels. Et comment pourrait-il en être autrement ? Il est des questions qui me concerne et que je n’ose poser.

Ma vie fut souvent bouleversée. Car, par-delà les plaisirs et les douleurs, les espoirs et les échecs, la gaieté et la tristesse, je me sens parfois impuissant devant certains évènements qui viennent troubler et amoindrir mon être.

J’ai besoin de me retrouver chez moi, sans personne, pour pouvoir souffler un peu, mais je me rends compte que cette situation est insupportable à vivre.

Et tous ces professionnels de la santé qui, pour me soigner, torturent mon corps. Pourquoi tout me paraît insupportable ? Quand cette souffrance s’en ira-t-elle ? Elle me bouffe de l’intérieur et me transperce tout le corps…

Les personnes étrangères à mes maux ne me comprennent pas. Ils ne comprennent pas mes angoisses, mes idées noires, les perceptions de peur, de douleur et de peur de la douleur. Ils ne comprennent pas d'où vient cette envie d'en finir. Je suis le seul à percevoir tout cela...

Parallèlement à cela je me demande pour quelles raisons ces personnes s’ingénient-elles à empoisonner ma vie. Je ne veux voir, ni parler à personne. Je reste seul chez moi, avec ma douleur pour compagne.

"Les oiseaux se cachent pour mourir" est le titre de plusieurs oeuvres et surtout le titre d'un célèbre roman ... L’homme, diminué par le mal qui le ronge, fuit le monde pour éviter de montrer sa faiblesse et ses souffrances.  Ainsi l'homme, comme beaucoup d'animaux, se cache lorsqu'il est blessé. Pas pour mourir, mais pour tenter de survivre.

Je m’accroche au passé, ça fait si mal de s'éloigner de cette vie d’avant ces douleurs... Cette vie où j'étais heureux, cette vie où mon corps ne me faisait pas souffrir. J’ai l’impression, chaque jour qui passe d’être happé par cette peur. Je suis en plein dedans, je la côtoie à chaque instant…Et ça fait un mal de chien…

Je ne suis plus que l’ombre de moi-même. Je ne veux qu’une seule chose, fermer toutes les écoutilles pour me débarrasser de toute cette souffrance, mais ça ne marche pas, elle est plus forte que moi…

Je suis terrifié à l’idée de ne pas avoir la force de recouvrer la santé et la raison. Je suis là sans vraiment l’être…Je vois sans vraiment voir…J’entends sans vraiment entendre... Tout paraît glisser sur moi mais en fait à l’intérieur, inconsciemment, cette douleur me transperce violemment…

J’ai appris au fil du temps que, pour oublier mes douleurs, je dois avoir le courage de les soigner par l'écriture. Elle me protége, prend soin de moi de toutes les manières possibles, et je m'engage dans les méandres de ma pensée afin de dominer mes maux par des mots.

Je réfléchis, j'écris, et la douleur s'estompe. Ma peine devient légère, presque douce à savourer. Je m'efforce de maîtriser mes pensées, mes émotions, j'essaie de les dompter par l'écriture pour les ramener à ma conscience. C'est plus tard que la douleur ressurgira...

À tous ceux et celles pour qui écrire est un mal nécessaire, sachez que mes mots reflètent parfaitement mes pensées, et je suis seul juge du sens de mes écrits. Je m'engage dans les méandres de mes pensées afin de dominer mes maux par des mots. Ainsi mes mots deviennent des boucliers, protégeant un certain degré de sensibilité et de souffrance.

Bref, ceci n’est qu’une petite réflexion autour de l’évocation de ma situation et de ce qui me fait souffrir en ce moment...

Rive Gauche

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Ma philo : La Saint-Valentin, fête des amoureux, je hais le 14 février !

Publié le 14 Février 2016 par Rive gauche dans Ma philo

Je hais cette pseudo fête des amoureux. La Saint-Valentin est cruelle car elle inflige une souffrance silencieuse à des exclus, de même que Noël pour les personnes seules.

Ce jour-là, on ressent un sentiment d'injustice et de solitude si on n'a pas la chance d'aimer et surtout d'être aimé.

Ce que je viens d'écrire pourrait être apparenté à un cliché. Eh bien non, ce n'est pas un cliché, c'est la faute à la société qui nous impose la Saint-Valentin comme étant la fête de l'amour.

L'amour ? Ce concept me dépasse, car inexistant en ce moment. Bien sûr, cela n'engage que moi. Je ne veux en aucun cas établir un débat, cela pourrait d'ailleurs s'apparenter à une guerre entre religieux et athées. Non, simplement, de mon point de vue, l'amour n'existe pas, car tel un papillon éphémère, la flamme s'éteint peu à peu et le bonheur fragile s'enfuit.

Un adage fameux enseigne que « le cœur a des raisons que la raison ne connaît point » Blaise Pascal

Bonheur ? Comment ai-je pu écrire ce mot. Le bonheur est fugitif, mais il s'attarde parfois, l'espace d'une illusion. L'attendre ne sert à rien, il vaut mieux aller le chercher et en profiter avant que le doute et le questionnement s'imposent. Et souvent, faute de ne l'avoir trouvé, on se contente de mettre son bonheur dans le bonheur des autres...

« Si vous nagez dans le bonheur, soyez prudent, restez là où vous avez pied ». André Maurois

 

Qu'on le veuille ou non, même si la Saint-Valentin est une fête commerciale comme beaucoup d'autres, on a le coeur brisé, ce jour-là, quand on a perdu son amour...

Ceux qui voient le soleil dans les yeux d'une femme, et lisent les blessures sur ses lèvres, ceux là voient bien plus loin que moi. Cette femme, ma femme affichait ses blessures affectives mais je ne le voyais pas. J'étais aveugle pensant que c'était une petite écorchure. La fin de cet amour est comme un exil pour moi, la douleur comme une blessure.

Certaines blessures ne peuvent guérir, et une fois engendrées, perdurent avec une force inhumaine. Les blessures fondamentales de mon existence résident dans l'échec de ma vie sentimentale.

A ceux qui veulent savoir à quoi l'on reconnaît le véritable amour, je dirais : C'est lorsque ni la douleur ni les blessures ne s'effacent, et qu'il est déjà trop tard.

Je dois me fabriquer un sourire, et me mettre sous sa protection pour camoufler ces blessures de la vie. Elles ont modifié et façonné mon caractère. La sensibilité, la fierté, l'arrogance deviennent alors mes seules défenses, comme pour cacher ces blessures qui ne guérissent pas. Personne ne peut rester stoïque face à des blessures du coeur.

Ce qui me sauve, tout de même, c'est de savoir que je peux vivre avec mes blessures, que je peux cohabiter avec elles, bien qu'il y ait nécessairement de l'amertume.

L’amertume est un paramètre à prendre en compte après un échec sentimental. Je ressens comme un mélange de mélancolie, de tristesse, de regrets quand je pense à cet échec. J'aurais pu gagner le bonheur, et je récolte la peine.

Les déceptions, les peines font partie de la vie. Mais si les peines font partie de la vie, la déprime est une punition. Sans elle, la vie ne serait qu'une source de joie, de bonheur.

Ma vie fut souvent bouleversée. Car, par-delà les plaisirs et les douleurs, les espoirs et les échecs, la gaieté et la tristesse, je me sens parfois impuissant devant certains évènements qui viennent troubler mon être et l'injustice d'une passion qui a troublé ma raison.

J’ai appris au fil du temps que, pour cicatriser mes blessures, je devais avoir le courage de les soigner par l'écriture. L'écriture me protége, prend soin de moi de toutes les manières possibles, ainsi je m'engage dans les méandres de ma pensée afin de dominer mes maux par des mots.

Je réfléchis, j'écris, et la douleur s'estompe. Ma peine devient légère. Presque douce à savourer. Je m'efforce de maîtriser mes pensées, mes émotions, j'essaie de les dompter par l'écriture pour les ramener à ma conscience. C'est plus tard que la douleur ressurgira.

Je dois prendre la vie du bon côté, le sourire aux lèvres, même si mon cœur saigne parfois. Il y a des blessures qui ne cicatrisent jamais.

« Il n'y a qu'une femme qui puisse guérir les blessures qu'une femme a faites à un homme, d'où il suit que le remède est souvent pire que le mal ». Alfred de Musset

 

Pourquoi je hais la saint Valentin ? A mon avis, la Saint-Valentin est l'une de ces inventions humaines, complètement dénuée de sens. On n’a pas besoin d’une fête spéciale pour dire son amour, offrir des cadeaux, des fleurs à une femme. Chaque jour est une fête pour les amoureux. Cette objection dénote une part de vérité que vous ne pouvez ignorer.

Maintenant c’est à vous de choisir. Vous pouvez donc fêter la saint Valentin sans illusions. Quant à savoir si on peut être amoureux sans illusions, c'est une autre histoire…

 

« La seule façon de se comporter avec une femme est de faire l'amour avec elle si elle est jolie, et avec une autre si elle ne l'est pas ». Oscar Wilde

Le lecteur, lui, n'a plus qu'à méditer, et à tirer les conclusions qui s'imposent.

Rive Gauche

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Ma philo : Les Femen, une caricature de ce qu'est devenu le Féminisme

Publié le 30 Janvier 2016 par Rive gauche dans Ma philo

Les faits : Pendant quelques minutes, des Femen ont réclamé la libération de Jacqueline Sauvage devant la prison dans laquelle elle purge sa peine.

Torses nus, slogans peints sur la poitrine, les sept femmes ont commencé à creuser un trou devant la prison symbolisant un tunnel pour son évasion, a expliqué l'une des membres du groupe. 

Parler des Femen c'est déjà leur accorder trop d'intérêts !

Pauvre Femen, personne ne les écoute, les voilà obligées de montrer leurs seins pour se faire entendre (?) ou voir ... triste époque, triste réalité !

Elles encourent un seul risque, attraper une pneumonie !

Aujourd’hui le féminisme bat de l’aile...

L'histoire du féminisme depuis les années apparaît comme un mouvement de libération des femmes visant à faire voler en éclats une politique qui avait occulté l'injustice. Le féminisme prône d'abord l'égalité sociale pour rejoindre d'autres formes d'émancipation.

Ainsi pour vendre, au-delà du nécessaire voire du raisonnable, la plupart des publicités travaillent sur le fantasme. Beaucoup de publicités reposent sur des fantasmes masculins et déshabillent les femmes. La nudité ou l’érotisme de l’image ne sont pas condamnables mais révèlent une société qui adapte ses exigences aux réalités de la nature humaine.

L’émancipation des femmes dans les années 60 à 80 a généré une crise de l’identité féminine dans les années 2000. Certaines femmes pallient cette difficulté en se réfugiant dans les stéréotypes d’époque. Ainsi ces femmes ont du mal à se sentir femmes si elles n’affichent pas une fragilité ou une infériorité intellectuelle. Il est évident que les hommes préfèrent vraiment ce type de femmes.

La société dite libérale a favorisé l'émancipation de la femme. Elle a pu accéder à des responsabilités, et avoir des tenues ou des comportements libres.

Le féminisme identitaire cherche avant tout à défendre ou revaloriser le féminin par rapport à des valeurs masculines imposées par des siècles de patriarcat. Le féminin n’est pas nié, mais c’est au contraire son égale valeur avec le masculin qui est proclamée.

Cette tendance a, certes, connu des excès, allant parfois jusqu’à tomber dans la misandrie. Dans les années 1960, certaines féministes aimaient à dire qu’une femme a autant besoin d’un homme qu’un poisson d’une bicyclette !

Pour faire disparaître le sexisme, faudrait-il faire disparaître la distinction entre les sexes et surtout nier leur naturelle complémentarité ? Tout comme, pour faire disparaître le racisme, faudrait-il nier l’existence des races ?

En d’autres termes, les femmes sont des hommes comme les autres ! C’est évidemment de cette  tendance qu’est née la théorie du genre. S’il n’y a plus d’hommes et de femmes, si le recours au genre permet de déconnecter le masculin et le féminin de leur sexe, on voit mal en quoi la théorie du genre peut encore être considérée comme féministe.

Qu’est-ce en effet qu’un féminisme qui nie la réalité d’une spécificité féminine, c’est-à-dire de ce qui caractérise les femmes en tant que femmes ? Un pseudo féminisme qui suscite un engouement général des plus suspects : Cela rappelle la bulle médiatique autour de ni putes ni soumises, qui fut célébrée dans la mesure où elle permettait de renforcer la stigmatisation de l’islam.

Les mouvements féministes qui existent en France ne sont pas des mouvements faits pour les  femmes, mais pour des femmes intellectuelles qui ressemblent à des hommes, qui nient le fait qu’une femme puisse être féminine.

Dans le monde actuel, l’exhibition d’une paire de seins est d’une affligeante banalité. En exhibant des poitrines, les Femen ont imaginé qu’elles allaient faire impression.

Elles sont souriantes, jeunes et avenantes, pas forcément belles, leur but n’est pas de faire fantasmer. Inutile de détailler le message politique qu’elles vendent à la presse tel qu’il apparaît dans leur marketing médiatique. Elles font seulement sourire.

Disons qu’elles ont cru que, pour se faire entendre, il leur fallait recourir à une nudité qui n’est plus conçue comme un moyen de séduire ou de provoquer le désir, mais comme un défi agressif.

Elles veulent, dans un mouvement pernicieux, faire croire à l’opinion publique qu'elles se mobilisent sur le modèle des mouvements féministes d’émancipation.

La plupart des féministes ont très vite pris leurs distances vis-à-vis de ces exhibitionnistes, auxquelles elles ont reproché d’utiliser leur corps pour mobiliser l’attention médiatique.

“On ne naît pas femme : on le devient." Simone de Beauvoir / Le Deuxième Sexe

La meilleure preuve de respect que je puisse donner à l'intelligence du lecteur, c'est de le laisser réfléchir sur mon thème "Les Femen, une caricature de ce qu'est devenu le Féminisme".

Rive Gauche

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Ma philo : Souhaiter la bonne année, n'est-ce pas de l'hypocrisie ?

Publié le 5 Janvier 2016 par Rive gauche dans Ma philo

Avec le mois de janvier, il y a les traditionnels voeux de nouvelle année. S’il existe deux jours que je n’aime pas, ce sont les 31 décembre et 1er janvier. Chaque année c’est le même cirque, il faut faire bonne figure quelque soit l'humeur du moment pour célébrer la nouvelle année. Tout le monde y va de son lot d’amabilités plus ou moins sincères les unes que les autres.

Et les "Bonne année, Meilleurs voeux" fusent de partout, dès que l’on rencontre quelqu’un. Et il ne faut pas oublier la boulangère, le buraliste, le boucher et la caissière d'Auchan lors de la première visite de l’année et ce, bien sûr, jusqu’au 31 janvier.

Je trouve qu’il y a une certaine hypocrisie dans ces voeux. Un peu comme quand on demande si "Ca va" à quelqu’un en lui disant bonjour, alors qu’on se moque bien de la réponse.

Notre société nous apprend et nous oblige l'hypocrisie. L'hypocrisie est l'outil dans notre société qui permet d'arriver à ses fins en trompant les autres.

Nous faisons tous des voeux à nos amis, parents, enfin à tous ceux que nous aimons. Je pense que nous sommes tous sincères en respectant cette coutume qui est l'occasion de renouer avec des gens qu'on ne voit pas souvent mais qu'on aime quand même. 

L’hypocrisie a elle un rôle social nécessaire et doit-on préférer l’hypocrisie confortable à la vérité qui dérange ? L'hypocrisie est un mal nécessaire au bon fonctionnement des relations sociale. L'hypocrisie est une respiration sans laquelle la vie en société serait impossible. Il n'y a pas de société possible, si elle n'est fondée sur l'hypocrisie.

L’hypocrisie est un vice toléré dans la société. Tout le monde a recours à l’hypocrisie, la société est façonnée par l’hypocrisie. La politesse, hypocrisie première et essentielle aux rapports humains. L’hypocrisie est même encouragée dans la mesure où elle nous préserve d’une vérité trop dérangeante et blessante.

Une société sans hypocrisie est impossible. Si personne ne mentait c'en est fini de la politique, des rapports professionnels, bref fin de la société et retour à l'anarchie.  

Peut-on dire que l’hypocrisie est à la mode, dans la mesure où les modes passent et changent alors que l’hypocrisie semble être intemporelle ?  Cacher sa pensée pour éviter un conflit, ou par intérêt existe depuis que la parole existe.

De nombreux auteurs critiquent l’hypocrisie qui fausse les rapports humains, exemple Tartuffe ou le Misanthrope de Molière. L'auteur tourne en ridicule Alceste qui refuse tout compromis.

L'hypocrisie est l'attitude morale par laquelle on exprime des sentiments, des opinions que l'on n'a pas ou que l'on n'approuve pas. Plus qu'un manque de sincérité, c'est un manque de loyauté et de droiture. Le menteur ment. L'hypocrite parle bien contre sa pensée, comme le menteur, mais son comportement suit des voies détournées qui révèlent une stratégie personnelle.

Par son côté particulièrement proche du mensonge, l'hypocrisie est le contraire de la sincérité qui revient à exprimer fidèlement et avec bonne foi des sentiments ou pensées, à ne pas confondre avec l’honnêteté qui est au sens strict du terme la tendance à exprimer sans dissimulation tous ses sentiments ou pensées.

Faut-il alors condamner la politesse qui paraît si nécessaire ? Nullement car de la même manière que l’acteur joue un rôle, chacun joue son rôle social. La politesse de l’esprit consiste à avoir des pensées sincères et honnêtes. Pourtant, la politesse, même si elle est indispensable, s'apparente parfois à une véritable hypocrisie.

La politesse, à quoi sert-elle vraiment ? La politesse huile les rouages sociaux et rend la vie plus agréable. C'est un échange tacite de bons procédés. Le savoir-faire complète le savoir-vivre. Parfois, sans rien dire, juste un sourire sincère et on fait preuve de politesse.

L'observation de ce principe me semble toujours valable. Ni la mondialisation ni les nouvelles technologies n'ont bouleversé les codes de la bienséance.

La politesse est une forme d’hypocrisie nécessaire. Elle permet la sociabilité. En effet, s’il ne fallait pas souhaiter le "bonjour" à ceux qu’on n’apprécie pas, décrier à haute voix leur façon de se vêtir, etc. la vie en société serait impossible. C’est pourquoi il faut dissimuler aux autres ce qu’on pense d’eux : telle est la politesse.

Voici deux exemples : Une personne qui, par habitude ou par éducation, dit "ça va?" à des personnes croisées, alors qu'au fond elle s'en fout un peu; ou un enfant qui dit : "elle est moche la dame" ou "il est con le monsieur" alors qu’un adulte peut le penser, mais s’il est bien éduqué, ne le dira jamais.

Dans ces deux cas, la politesse est artificielle. En ce sens l’hypocrisie n’est pas condamnable sur le plan social.

Elle consiste à jouer un rôle selon son étymologie, non pas sur scène, mais en société. Elle n’est pas non plus condamnable d’un point de vue moral dans la mesure où cultiver la sociabilité, c’est permettre la meilleure vie possible avec les autres.

L’hypocrisie est condamnable dans les autres cas. En effet, lorsqu’elle vise à tromper l’autre sur soi, elle manifeste non pas l’intention de bien vivre avec les autres, mais au contraire de les tromper en vue de les utiliser.

Elle sera certainement un élément de qualification d’un acte délictueux en ce qu’elle montre une intention maligne.

La morale condamne les faux-semblants, les mensonges, alors que la pratique sociale l'impose parfois pour éviter d'être exclu ou banni de la société. Menteurs un jour, menteurs toujours ! C'est l'essence de la comédie humaine et les principaux ingrédients de la commedia dell'arte.

Mais la sincérité parfaite qui en est l’inverse consisterait finalement à toujours critiquer les autres s’il est vrai qu’aucun homme n’est sans défaut, ce qui conduirait à des relations sociales, voire morales, épouvantables.

Dès lors, on peut se demander si l’hypocrisie est toujours condamnable ou bien s’il y a des conditions qui justifient qu’on ne la condamne pas.

Ne doit-on pas la condamner d’un point de vue moral ? Non, car elle joue un rôle social nécessaire et est une arme nécessaire dans l’adversité.

Je ne suis pas docile... mais je suis parfois gentil... J'ai bien dit parfois, car, pour moi, la gentillesse c'est souvent de l'hypocrisie !  L'hypocrisie qui trompe le plus est celle qui se cache sous le masque de la gentillesse.

Dans une société où la méchanceté, la cruauté, la violence, l'intolérance font partie de notre mode de vie. Avant d'être gentil, certaines personnes devraient d'abord apprendre à respecter les autres et à être poli, ce serait déjà pas mal !

Malheureusement, la France est devenu un pays où la politesse est souvent perçue comme une faiblesse et la grossièreté comme un signe de force, surtout chez les jeunes.  

En conclusion je vous livre cette citation : "Tous les mariages réussis reposent sur quelques hypocrisies nécessaires. Ce n'est que dans les mariages ratés que les gens se disent tout le temps la vérité." Blaise Pascal

En attendant, puisque vous avez la gentillesse de me lire, je vous souhaite à toutes et à tous une excellent année 2016.

Rive Gauche

 

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Ma philo : La politesse est une qualité toujours appréciée

Publié le 6 Décembre 2015 par Rive gauche dans Ma philo

"La politesse est à l'esprit ce que la grâce est au visage." François Marie Arouet, dit Voltaire, écrivain, philosophe (1694 - 1778)

Voltaire définit remarquablement la politesse comme une des vertus morales à laquelle on se livre par respect des autres. Hélas, cette qualité ne se retrouve pas chez tout le monde !

En somme, les règles de politesse sont les prémices du savoir-vivre. La politesse est une petite chose, qui en prépare de grandes. Ce sont les codes du savoir-vivre et des bonnes manières. Ce sont les codes du comportement qui contribuent à créer une harmonie sociale.

Ce sont les codes qui définissent également ce qui est permis ou interdit dans certaines situations. Ce sont les codes qui dictent les obligations de chacun envers la hiérarchie sociale, qui définissent le respect des jeunes ou des adultes envers les personnes âgées, les handicapés, les femmes enceintes. Hélas, ces codes du savoir-vivre ne se retrouvent plus chez tout le monde !

Certains diront que la politesse contrevient à la règle qui voudrait que nous soyons authentiques et francs. "Trop poli pour être honnête", dit-on alors.

Pourquoi doit-on dire "merci" si on n’en a pas envie ? Pourquoi ne pas s'évertuer à l’authenticité et répondre franchement à un inconnu qui nous a marché sur les pieds ? Pourquoi ne pas répondre à ce rustre : "Regardez où vous mettez les pieds, imbécile !"?

Quand on marche sur les pieds d’un inconnu, involontairement évidemment, est-il préférable de lui mentir en faisant semblant d’être vraiment désolé, alors qu’on se moque éperdument de sa souffrance ?

Ainsi la politesse, même si elle est indispensable, s'apparente parfois à une véritable hypocrisie.  Une personne qui, par habitude ou par éducation, dit "ça va?" à des personnes croisées, alors qu'au fond elle s'en fout un peu; ou un enfant qui dit : "elle est moche la dame" ou un autre qui dit : "il est con le monsieur" alors qu’un adulte  peut le penser, mais s’il est bien éduqué, ne le dira jamais ou presque jamais.

La vraie politesse du cœur n’admet que la sincérité. Elle a pour guide les valeurs humaines. La présence ou l’absence de ces valeurs pourraient expliquer cette indifférence, ce mépris. Ne nous y trompons pas, la politesse du cœur est à l’origine de sentiments qui nous portent à sympathiser avec une personne ou au contraire à l’éviter. De nos jours, la politesse du cœur est de plus en plus absente dans les rapports sociaux.

Il m'est arrivé de serrer la main de gens que je ne compte pas parmi mes amis, et, dans ce cas, mon sentiment, à leur égard, relève plus de l'indifférence que de l'antipathie ! Et pourtant, je suis tolérant même envers ceux qui me dérangent. Il y a des personnes que nous trouvons sympathique au premier abord, tandis que d’autres ne nous inspirent que de la froideur.

La politesse, dans ces circonstances, n’est-elle pas une sorte d’hypocrisie obligatoire pour flatter les uns et charmer les autres ? Ne pousse-t-elle pas à l’irrespect à l’égard de soi-même? La politesse ne conduit-elle pas, au fond, à l’inauthenticité ?

On emploie communément l’expression suivant laquelle les apparences sont trompeuses, qui signifie que le réel n’est pas ce qui apparaît.

La politesse est un ensemble de règles acquises par l'éducation. Les règles de politesse ont  presque un caractère obligatoire, car sans elles, point de civilité. Nos rapports avec les autres seraient continuellement envenimés par des réactions vives, sans retenue. Les règles de politesse visent à adoucir les mœurs. En somme, les règles de politesse sont les prémices du savoir-vivre. Ces règles facilitent les rapports sociaux et les échanges respectueux entre individus.

Les règles de la politesse sont considérées comme des principes fondamentaux sur lesquels le reste se construit. C'est un ensemble de discrétion, de tact, d’amabilité, de complaisance, qui met tant de charme dans les relations humaines. C'est savoir se présenter dans une société, parler et se taire au bon moment. La ponctualité est un acte essentiel du savoir-vivre. Parler bruyamment est également mal considéré. C’est ce qu’on appelle le savoir-vivre.

La politesse huile les rouages sociaux et rend la vie plus agréable. C'est un échange tacite de bons procédés. Le savoir-faire complète le savoir-vivre. Parfois, sans rien dire, juste un sourire sincère et on fait preuve de politesse.

Le savoir-vivre est l’art de vivre en respect avec soi-même, autant que dans le respect des autres. L'observation de ce principe me semble toujours valable. Ni la mondialisation ni les nouvelles technologies n'ont bouleversé les codes de la bienséance.

La meilleure preuve de respect que je puisse donner à l'intelligence du lecteur, c'est de le laisser réfléchir sur mon thème "la politesse est une qualité toujours appréciée".

Rive Gauche

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Ma philo : La culture c'est comme la confiture... !

Publié le 23 Novembre 2015 par Rive gauche dans Ma philo

Cette fois-ci je ne peux plus me retenir, j'ai décidé d’écrire cette oeuvre pour contenir mon indignation qui croît chaque jour face à l'inculture de certaines personnes qui papillonnent autour de moi. Le thème de Ma Philo sera donc la Culture.

Le dictionnaire Larousse donne cette définition : La culture se traduit par l’ensemble des connaissances tant acquises que transmises. C’est l’instruction et le savoir d’un être humain.

C’est une chose extraordinaire que de découvrir toute la philosophie qui se reflète dans cette citation : "La culture c'est comme la confiture moins on en a plus on en étale". La philosophie est fondée sur cette maxime : Les vertus qu'on étale couvrent des vices; ce sont des odeurs fortes qu'on emprunte pour absorber les mauvaises que l'on a ! Si vous m’avez compris, c’est que je me suis bien exprimé.

Donc à trop vouloir en faire on passe pour une personne inculte alors qu'on souhaite le contraire !Les gens cultivés sont souvent d'une modestie et d'une humilité frappante, les incultes eux, d'une arrogance particulière. 

Le fait de se la péter quand on a peu de culture est un fait courant. Le bluff est une tactique pour masquer son inculture. En fait étaler sa culture est un moyen de se vanter. Le pire ce sont les gens sentencieux qui nous ’assomment avec leur supposé savoir. Le problème n'est pas l'étendue de leur supposée culture, mais la façon de l'exprimer sans cesse. Ils sont lourds !

Etre cultivé n'est pas inné, il faut rester humble, car tout savoir résulte de connaissances antérieures. Rester humble, ne veut pas dire occulter son savoir, mais au contraire, participer à l'élévation du niveau des échanges en partageant des idées. Tout échange d'information comporte un contenu redondant, contextuel, et un contenu non redondant pouvant être porteur d'une valeur ajoutée. C'est cet autre regard, cet autre angle de vue qui complète et affine Ma Philo.

Pas besoin d'exemple pour savoir que des gens non cultivés étalent leur culture, on sait que ça existe, et ça n'apporte rien de constructif à mon thème.

Je passerais des heures et des heures à définir ce que chacun de nous met précisément dans ce mot culture, même si c’est un bien commun en partage. La société actuelle se désocialise, et d’une façon générale, je peux dire que la culture favorise le lien social. Cette culture qui nous élève par l’esprit, est à préserver plus que jamais.

Mais l'inverse est-il vrai ? Est-ce qu'on étale moins sa culture quand on en a ? Perso, je pense que oui. J'ai tendance à moins l'étaler car je me rends compte de l'étendue quasi infinie de ma culture ... mais j'ai quand même un doute, qu'en pensez-vous ?

"Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien." Socrate, philosophe grec du Ve siècle av. J.-C. (né vers -470/469, mort en -399).

" La culture, c'est ce qui reste quand on a tout oublié." Emile Henriot, écrivain et critique littéraire français (1889-1961), élu à l'Académie Française en 1945.

J'avoue ne pas avoir grand chose à rajouter. En même temps dans Ma Philo, un minimum de références et de citatios sont nécessaires pour appuyer mon raisonnement.

Les pseudos intellos literaros philosophiques me courent sur le haricot ces derniers temps. J'entends toujours ces pseudos culturos qui utilisent la méthode cache-misère :

"Je vais à la bibliothèque municipale..." " Avez-vous lu les pensées de ... ? Elles sont admirables !"

 "Avez-vous lu le dernier livre de ... ? Il est formidable !"

Cette méthode sert presque uniquement à construire une pseudo culture, et à passer pour une personne cultivée. Des exemples, il y en a à la pelle. Vous connaissez tous au moins une personne dans votre entourage !

Quand on est jeune, que l'on étudie, on a cette boulimie de culture, l'envie d'étaler son savoir. Il y a plusieurs années, j'étais un jeune qui ne connaissait pas grand-chose à la vie et je commençais à m'initier à la philosophie. J'écrivais énormément, comme si j'avais des choses géniales à dire et que mes idées allaient changer le monde. À 21 ans j'ai écrit un manuscrit de philosophie, mais j'ai renoncé à le publier tellement il m'apparaissait insuffisant et faible. C'était un problème de maturité !

En philo pas besoin d'être un intello pour faire un bon édito. Il suffit juste de raisonner et de savoir exprimer clairement ses idées. De fait, ma philo se fonde tout simplement sur des arguments logiques.

Je vous livre un exemple pour illustrer mon édito : 

Interrogé sur son ouvrage préféré, à l'occasion de la Journée du livre politique, Frédéric Lefebvre a confondu le conte philosophique de Voltaire, "Zadig", avec la marque de prêt-à-porter "Zadig & Voltaire" ... 

Pourtant, des Manuel Valls, ou Bruno Le Maire sont, eux, de véritables amoureux de la culture.

Le politique fait semblant de maîtriser un monde qui lui échappe, il va toujours dans le même sens, alors que la littérature, elle, est sans arrêt partout et nulle part. La vraie morale est là, avec l'ironie qui convient à chaque situation.

Tous sont coupables du même délit : Ils considèrent le livre comme un objet pour caller un meuble. 

Les journalistes, je dois reconnaître, ne sont pas en reste. Ils ne prennent même pas la peine d'ouvrir ou de lire un livre avant de recevoir son auteur. Certes, les journalistes accueillent les politiques, les écoutent, les raccompagnent, leur tapotent l'épaule. En vain. La caractéristique de ces professions c'est de discourir sur des sujets qu'ils ne maîtrisent pas. Ils se croient experts dans tous les domaines et toutes les disciplines, ils ne le sont pas.

Les hommes politiques et les journalistes de droite sont comme les nuages quand ils disparaissent on a une belle journée.

Tout cela n'est pas nouveau, cela fait des lustres que cette pseudo intelligentsia française se trompe et nous trompe systématiquement. Pas étonnant qu'on en soit là aujourd'hui. Les politiciens se servent de la France pour assouvir leurs ambitions. En démocratie, on a les hommes politiques que l'on mérite car ils sont nos élus.

Leur inculture comme leur incurie ne sont qu'à la mesure des nôtres.

La littérature tisse pourtant des liens indestructibles entre l'homme public et la population. La lecture de Balzac expose toutes les nuances de l'âme humaine et de l'ambition, celle de Proust des vanités sociales et des intermittences du cœur.

Plus que de l'intellectualisme, c'est simplement de l'objectivité, de l'honnêteté, du courage, du pragmatisme, bref un sens moral dont nos politiciens et nos journalistes ont plutôt besoin.

"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que tant de gens paraissent brillants avant d'avoir l'air con." Oscar Wilde écrivain irlandais, né à Dublin le 16 octobre 1854 et mort à Paris le 30 novembre 1900.

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Ma philo : Guerre de la barbarie contre la civilisation

Publié le 15 Novembre 2015 par Rive gauche dans Ma philo

Il faut utiliser les bons mots, et ne pas esquiver les vrais débats !

Guerre de civilisation ? La lutte se situe aussi au sein de l'islam. Entre d'un côté un islam aux valeurs humanistes, universelles et de l'autre un islamisme obscurantiste et totalitaire.
Les attentats de Paris relève d’une guerre déclarée à la civilisation. La civilisation a une responsabilité de se défendre. C’est ce que nous devons faire.
La civilisation française dans ses grandes valeurs est mise à mal, c’est une évidence.
La vision noire de l'avenir que prédit Zemmour devient réalité. Quand il parlait de quartier où la culture française n'existe plus, de jeunes Français qui nous haïssent... c'était raciste et il fallait le faire taire. Malheureusement, c'est désormais devant nos yeux.
 
Il ne faut pas s'attarder sur l'expression civilisation ou non, on s'en fiche. C'est une sorte de guerre différente de ce que l'on connaît dans notre histoire Européenne. La guerre que mènent les terroristes de Daech, et qu'ils nous imposent, cette guerre ne cherche pas une paix acceptable mais la destruction de l'autre par la violence.
 
La guerre des civilisations est unilatérale. Les terroristes de Daech attaquent tous les autres : Egypte (attentat contre l'avion russe), Afghanistan, Pakistan, Inde, Chine... En Occident, nous mettons la tête dans le sable et écoutons des sornettes sur l'islam religion de paix et d'amour. En 1938, c'était la même chose avec les nazis. Mais cette fois, nous sommes encore moins sûrs de gagner car l'ennemi est parmi nous, infiltré dans nos banlieues, dans nos grandes villes et même dans nos villages.
 
Le mobile de cette barbarie est le fanatisme religieux, détruire ce qui fait civilisation.  Assoiffés de pouvoir, les terroristes de Daech utilisent la religion et développent le fanatisme des masses comme un puissant outil au service de leurs desseins.
Daech est nostalgique d’un passé inventé et ils choisissent délibérément de réécrire l’histoire médiévale à leur profit, pour servir leurs besoins idéologiques.
 
Tous ceux, qui ont recherché le pouvoir religieux, ont exploité l'idée du paradis pour manipuler l'homme et le transformer en partisan de leur projet. La peur éternelle de l'inconnu et l'ignorance de la réalité constituent les éléments principaux de la fuite et de l'acceptation d'une croyance où le paradis devient la récompense promise en échange de la soumission.
 
Il ne faut jamais oublier que les fanatiques sont toujours manipulés, de sorte que le terrorisme soi-disant religieux, dont les terroristes de Daech sont un exemple, n’est bien souvent qu’une action politique déguisée en sacrifice religieux, voire un acte mafieux déguisé en action politique.
 
La croyance est une disposition de l'esprit qui se manifeste sous la forme d'une adhésion irréfléchie à une idée tenue pour vraie. C'est ce caractère irréfléchi qui nous fait dire que la croyance est le contraire même de la raison !
 
Le fanatisme ou la dévotion aveugle, que l'on nomme depuis quelques années, l'intégrisme ou l'extrémisme religieux, a toujours été la cible privilégiée de Voltaire comme en témoigne l'ensemble de son œuvre.
 
Dans son idéal de Tolérance, Voltaire condamne toute forme de propagande par la force et, par là, les guerres de religion ou guerres de civilisation.
 
En ce début de XXIème siècle, par exemple, Voltaire se serait, sans doute, vivement opposé au Djihad, aux terroristes de Daech et à leurs pratiques meurtrières et barbares.
 
" La religion n’est autre chose que l’ombre portée de l’univers sur l’intelligence humaine." Victor Hugo (1802 - 1885)
Rive Gauche
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Ma Philo : Déprime ou dépression?

Publié le 2 Novembre 2015 par Rive gauche dans Ma philo

Cette fois-ci je ne peux plus me retenir, j'ai décidé d’écrire cette oeuvre pour contenir ma frustration, mon indignation qui croît chaque jour, ma tristesse devant le temps qui passe et me pousse ainsi à l'automne de ma vie.

En vieillissant, j'ai tendance à me remplir le cœur des malheurs vécus et la tête des mille et un soucis de la vie. Tout cela me fatigue assez vite et c’est la déprime qui me guette…

Le thème de Ma Philo sera donc la déprime ou la dépression de la personne âgée...

Le dictionnaire Larousse donne cette définition : La dépression de la personne âgée est fréquente, elle est souvent masquée, sans tristesse exprimée, peu apparente, parfois déroutante. Le sujet âgé déprime pour des raisons diverses.

Ses conséquences : Repli sur soi, trouble du sommeil, perte d'appétit, anxiété, souffrance intériorisée.

Avec ça, débrouille toi pour dérouler un diagnostic personnel. Le problème c'est que je ne sais pas s'il y une thérapie pour mon cas... donc je vais procéder à une thérapie par l'écriture... espérant réussir dans mon choix.

Voilà je me lance ... 

Les inévitables périodes de tristesse, d’ennui, de mélancolie, le moral dans les chaussettes, à un moment ou à un autre, les maux de la vie, la difficulté à trouver le sommeil, voire ne pas fermer l'oeil de la nuit, ne sont pas, à mon avis, ce qu'on appelle une dépression, mais une déprime. La personne dépressive entretient des pensées négatives et dévalorisantes, ce n'est pas mon cas.

Alors, c'est quoi ?

La déprime liée à l'âge, tout simplement ! Elle est souvent peu apparente et déroutante. Le doute et le questionnement sont perpétuels. Et comment pourrait-il en être autrement ? Personne ne peut rester stoïque face aux blessures de la vie remettant en cause des sentiments qui peuvent agrémenter la vie.

Les blessures fondamentales de mon existence résident dans l'échec de ma vie sentimentale. Certaines blessures ne peuvent guérir, et une fois engendrées, perdurent avec une force inhumaine.

Ceux qui voient le soleil dans les yeux d'une femme, et lisent les blessures sur ses lèvres, ceux là voient bien plus loin que moi. Cette femme, ma femme affichait ses blessures affectives mais je ne le voyais pas. J'étais aveugle pensant que c'était une petite écorchure. La fin de cet amour est comme un exil pour moi, la douleur comme une blessure.

Ce qui me sauve, tout de même, c'est de savoir que je peux vivre avec mes blessures, que je peux cohabiter avec elles, bien qu'il y ait nécessairement de l'amertume.

L’aigreur est un paramètre à prendre en compte après un échec sentimental. Je ressens comme un mélange de mélancolie, de tristesse, de regrets quand je pense à cet échec. J'aurais pu gagner le bonheur, et je récolte la peine.

Les déceptions, les peines font partie de la vie. Mais si les peines font partie de la vie, la déprime est une punition pour la vie. Sans elle, la vie ne serait qu'une source de joie, de bonheur.

Ma vie fut souvent bouleversée. Car, par-delà les plaisirs et les douleurs, les espoirs et les échecs, la gaieté et la tristesse, je me sens parfois impuissant devant certains évènements qui viennent troubler mon être et l'injustice d'une passion qui a troublé ma raison.

J’ai appris au fil du temps que, pour cicatriser mes blessures, je devais avoir le courage de les soigner par l'écriture. L'écriture me protége, prend soin de moi de toutes les manières possibles, ainsi je m'engage dans les méandres de ma pensée afin de dominer mes maux par des mots.

Je réfléchis, j'écris, et la douleur s'estompe. Ma peine devient légère. Presque douce à savourer. Je m'efforce de maîtriser mes pensées, mes émotions, j'essaie de les dompter par l'écriture pour les ramener à ma conscience. C'est plus tard que la douleur ressurgira.

Je dois prendre la vie du bon côté, le sourire aux lèvres, même si mon cœur saigne parfois. Il y a des blessures qui ne cicatrisent jamais.

La sensibilité, la fierté, l'arrogance deviennent alors mes seules défenses, comme pour cacher cette blessure qui ne guérit pas. Les blessures de la vie ont modifié et façonné mon caractère, comme l'océan a brisé le rocher.

A l'automne de ma vie, je m’aperçois que mon physique ne correspond plus très bien aux sentiments que je pourrais éprouver… ô vieillesse ennemie !

Je dis vieillesse ennemie et non je ne sais quel mot cache-misère. J'en ai marre de ces fausses pudeurs. Au lieu de dire les vieux, on préfère parler du troisième âge, comme si on essayait de dissimuler ce qu'il y a d'affreux derrière tout cela, les angoisses de l'homme confronté à sa déchéance, la blessure du regard des autres et surtout la jeunesse que l'on voit disparaître à jamais.

Est-ce le vieillissement ou l'absence de cette femme qui me blesse le plus ? Ne dois-je vieillir que pour voir mon visage et mon corps s’altérer ? Faut-il passer ma vie à scruter les modifications de mon âge ? Le phénomène le plus marquant est donc la fuite du temps.

La fuite du temps est quelque chose de très difficile à expliquer. Quand on parle de la fuite du temps, le temps est ici très abstrait.  On peut représenter la fuite du temps de façon différentes en utilisant les lieux ou les personnes qui changent, la vieillesse, l’amour, l’eau ou les fleurs. Dans la poésie, elle est le plus souvent imagée. Ronsard dans son Sonnet à Marie, utilise une fleur qui se fane pour traiter la fuite du temps, il compare cette fleur à Marie. Il veut dire à Marie qu’aujourd’hui elle est belle comme la fleur mais dans quelque temps elle aura vieillit tout comme la fleur qui a fané

La vieillesse est bien une fatalité. Il ne sert à rien de rechercher quelque chose qui n’est plus là ou qui justement se trouve derrière moi. Le temps peut avoir de l’effet sur tout, il détruit tout.

Le temps qui passe est mon pire ennemi. Mais je ne peux rien changer. Je suis conscient que le temps qui passe me fait vieillir, aussi je souhaite passer un message. Il faut profiter le mieux possible de son temps, il faut profiter de la vie, elle peut nous apporter encore de la joie et des satisfactions. J'aimerais que le temps puisse s’arrêter quand je suis heureux. Arrêter le temps pour faire durer éternellement le bonheur est intéressant, mais c'est impossible.

Je dois alléger mon cœur en le remplissant de joie, d’amour et de bonheur, en oubliant les échecs passés, vivre pleinement le présent et penser positivement au futur. Adopter cette attitude me permet d’aller de l’avant le cœur plus gai et avec moins d’amertume.

Mais sous la couche épaisse de nos actes, notre âme d’enfant demeure inchangée. Ce qu’il peut y avoir de beau dans l’idée de conserver son âme d’enfant, en étant adulte, c’est qu’on peut, enfin, en savourer toute la légèreté et l’innocence sans pour autant en subir la naïveté.  Avoir une âme d’enfant garantit toujours une part de bonheur au quotidien. Elle permet de se satisfaire de plaisirs simples, d'éviter de se compliquer la vie et ne pas chercher l’extrême pour être heureux. Souvent le bonheur se cache dans les plaisirs simples, comme dans le regard attendri d‘un être cher, et non dans l’excès.

Oui, je parle de moi, avec mes insomnies, mes échecs et mes déchirures profondes, mais aussi mes succès, mes joies qui viennent parfois embellir ma vie et cicatriser la plaie de mon coeur. N'est ce pas cela la vie ? La vie est faite de haut et de bas, plus souvent de bas que de hauts !

À tous ceux et celles pour qui écrire est un mal nécessaire, sachez que, dans ma situation, les mots dépassent parfois mes pensées, mais je suis seul juge du sens de mes écrits. Les mots sont parfois des boucliers, protégeant un certain degré de sensibilité.

  • "Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !  Le Cid de Pierre Corneille
  • "Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !Suspendez votre cours." Le Lac Alphonse de LAMARTINE

Le lecteur, lui, n'a plus qu'à méditer, et à tirer les conclusions qui s'imposent.

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Ma Philo : Déprime ou dépression?

Publié le 2 Novembre 2015 par Rive gauche dans Ma philo

Cette fois-ci je ne peux plus me retenir, j'ai décidé d’écrire cette oeuvre pour contenir ma frustration, mon indignation qui croît chaque jour, ma tristesse devant le temps qui passe et me pousse ainsi à l'automne de ma vie.

En vieillissant, j'ai tendance à me remplir le cœur des malheurs vécus et la tête des mille et un soucis de la vie. Tout cela me fatigue assez vite et c’est la déprime qui me guette…

Le thème de Ma Philo sera donc la déprime ou la dépression de la personne âgée...

Le dictionnaire Larousse donne cette définition : La dépression de la personne âgée est fréquente, elle est souvent masquée, sans tristesse exprimée, peu apparente, parfois déroutante. Le sujet âgé déprime pour des raisons diverses.

Ses conséquences : Repli sur soi, trouble du sommeil, perte d'appétit, anxiété, souffrance intériorisée.

Avec ça, débrouille toi pour dérouler un diagnostic personnel. Le problème c'est que je ne sais pas s'il y une thérapie pour mon cas... donc je vais procéder à une thérapie par l'écriture... espérant réussir dans mon choix.

Voilà je me lance ... 

Les inévitables périodes de tristesse, d’ennui, de mélancolie, le moral dans les chaussettes, à un moment ou à un autre, les maux de la vie, la difficulté à trouver le sommeil, voire ne pas fermer l'oeil de la nuit, ne sont pas, à mon avis, ce qu'on appelle une dépression, mais une déprime. La personne dépressive entretient des pensées négatives et dévalorisantes, ce n'est pas mon cas.

Alors, c'est quoi ?

La déprime liée à l'âge, tout simplement ! Elle est souvent peu apparente et déroutante. Le doute et le questionnement sont perpétuels. Et comment pourrait-il en être autrement ? Personne ne peut rester stoïque face aux blessures de la vie remettant en cause des sentiments qui peuvent agrémenter la vie.

Les blessures fondamentales de mon existence résident dans l'échec de ma vie sentimentale. Certaines blessures ne peuvent guérir, et une fois engendrées, perdurent avec une force inhumaine.

Ceux qui voient le soleil dans les yeux d'une femme, et lisent les blessures sur ses lèvres, ceux là voient bien plus loin que moi. Cette femme, ma femme affichait ses blessures affectives mais je ne le voyais pas. J'étais aveugle pensant que c'était une petite écorchure. La fin de cet amour est comme un exil pour moi, la douleur comme une blessure.

Ce qui me sauve, tout de même, c'est de savoir que je peux vivre avec mes blessures, que je peux cohabiter avec elles, bien qu'il y ait nécessairement de l'amertume.

L’aigreur est un paramètre à prendre en compte après un échec sentimental. Je ressens comme un mélange de mélancolie, de tristesse, de regrets quand je pense à cet échec. J'aurais pu gagner le bonheur, et je récolte la peine.

Les déceptions, les peines font partie de la vie. Mais si les peines font partie de la vie, la déprime est une punition pour la vie. Sans elle, la vie ne serait qu'une source de joie, de bonheur.

Ma vie fut souvent bouleversée. Car, par-delà les plaisirs et les douleurs, les espoirs et les échecs, la gaieté et la tristesse, je me sens parfois impuissant devant certains évènements qui viennent troubler mon être et l'injustice d'une passion qui a troublé ma raison.

J’ai appris au fil du temps que, pour cicatriser mes blessures, je devais avoir le courage de les soigner par l'écriture. L'écriture me protége, prend soin de moi de toutes les manières possibles, ainsi je m'engage dans les méandres de ma pensée afin de dominer mes maux par des mots.

Je réfléchis, j'écris, et la douleur s'estompe. Ma peine devient légère. Presque douce à savourer. Je m'efforce de maîtriser mes pensées, mes émotions, j'essaie de les dompter par l'écriture pour les ramener à ma conscience. C'est plus tard que la douleur ressurgira.

Je dois prendre la vie du bon côté, le sourire aux lèvres, même si mon cœur saigne parfois. Il y a des blessures qui ne cicatrisent jamais.

La sensibilité, la fierté, l'arrogance deviennent alors mes seules défenses, comme pour cacher cette blessure qui ne guérit pas. Les blessures de la vie ont modifié et façonné mon caractère, comme l'océan a brisé le rocher.

A l'automne de ma vie, je m’aperçois que mon physique ne correspond plus très bien aux sentiments que je pourrais éprouver… ô vieillesse ennemie !

Je dis vieillesse ennemie et non je ne sais quel mot cache-misère. J'en ai marre de ces fausses pudeurs. Au lieu de dire les vieux, on préfère parler du troisième âge, comme si on essayait de dissimuler ce qu'il y a d'affreux derrière tout cela, les angoisses de l'homme confronté à sa déchéance, la blessure du regard des autres et surtout la jeunesse que l'on voit disparaître à jamais.

Est-ce le vieillissement ou l'absence de cette femme qui me blesse le plus ? Ne dois-je vieillir que pour voir mon visage et mon corps s’altérer ? Faut-il passer ma vie à scruter les modifications de mon âge ? Le phénomène le plus marquant est donc la fuite du temps.

La fuite du temps est quelque chose de très difficile à expliquer. Quand on parle de la fuite du temps, le temps est ici très abstrait.  On peut représenter la fuite du temps de façon différentes en utilisant les lieux ou les personnes qui changent, la vieillesse, l’amour, l’eau ou les fleurs. Dans la poésie, elle est le plus souvent imagée. Ronsard dans son Sonnet à Marie, utilise une fleur qui se fane pour traiter la fuite du temps, il compare cette fleur à Marie. Il veut dire à Marie qu’aujourd’hui elle est belle comme la fleur mais dans quelque temps elle aura vieillit tout comme la fleur qui a fané

La vieillesse est bien une fatalité. Il ne sert à rien de rechercher quelque chose qui n’est plus là ou qui justement se trouve derrière moi. Le temps peut avoir de l’effet sur tout, il détruit tout.

Le temps qui passe est mon pire ennemi. Mais je ne peux rien changer. Je suis conscient que le temps qui passe me fait vieillir, aussi je souhaite passer un message. Il faut profiter le mieux possible de son temps, il faut profiter de la vie, elle peut nous apporter encore de la joie et des satisfactions. J'aimerais que le temps puisse s’arrêter quand je suis heureux. Arrêter le temps pour faire durer éternellement le bonheur est intéressant, mais c'est impossible.

Je dois alléger mon cœur en le remplissant de joie, d’amour et de bonheur, en oubliant les échecs passés, vivre pleinement le présent et penser positivement au futur. Adopter cette attitude me permet d’aller de l’avant le cœur plus gai et avec moins d’amertume.

Mais sous la couche épaisse de nos actes, notre âme d’enfant demeure inchangée. Ce qu’il peut y avoir de beau dans l’idée de conserver son âme d’enfant, en étant adulte, c’est qu’on peut, enfin, en savourer toute la légèreté et l’innocence sans pour autant en subir la naïveté.  Avoir une âme d’enfant garantit toujours une part de bonheur au quotidien. Elle permet de se satisfaire de plaisirs simples, d'éviter de se compliquer la vie et ne pas chercher l’extrême pour être heureux. Souvent le bonheur se cache dans les plaisirs simples, comme dans le regard attendri d‘un être cher, et non dans l’excès.

Oui, je parle de moi, avec mes insomnies, mes échecs et mes déchirures profondes, mais aussi mes succès, mes joies qui viennent parfois embellir ma vie et cicatriser la plaie de mon coeur. N'est ce pas cela la vie ? La vie est faite de haut et de bas, plus souvent de bas que de hauts !

À tous ceux et celles pour qui écrire est un mal nécessaire, sachez que, dans ma situation, les mots dépassent parfois mes pensées, mais je suis seul juge du sens de mes écrits. Les mots sont parfois des boucliers, protégeant un certain degré de sensibilité.

  • "Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !  Le Cid de Pierre Corneille
  • "Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !Suspendez votre cours." Le Lac Alphonse de LAMARTINE

Le lecteur, lui, n'a plus qu'à méditer, et à tirer les conclusions qui s'imposent.

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Ma philo : Méfiez-vous des apparences, elles sont souvent trompeuses

Publié le 21 Octobre 2015 par Rive gauche dans Ma philo

A l’heure où j’écris Ma philo, tout cela semble suivre un cheminement très logique dans ma tête, j’espère que vous apprécierez !

Le thème que je vais aborder dans Ma Philo relève de ce qu’on appelle un exercice imposé par un fait récent ... en effet, il convient d’opposer les apparences à la réalité, l'hypocrisie à la loyauté !

L'hypocrisie est l'attitude morale par laquelle on exprime des sentiments, des opinions que l'on n'a pas ou que l'on n'approuve pas.

Plus qu'un manque de sincérité, c'est un manque de loyauté et de droiture. Le menteur ment. L'hypocrite parle bien contre sa pensée, comme le menteur, mais son comportement suit des voies détournées qui révèlent une stratégie personnelle.

Par son côté particulièrement proche du mensonge, l'hypocrisie est le contraire de la sincérité qui revient à exprimer fidèlement et avec bonne foi des sentiments ou pensées, à ne pas confondre avec l’honnêteté qui est au sens strict du terme la tendance à exprimer sans dissimulation tous ses sentiments ou pensées.

Le langage populaire a des équivalents : « faux-derche », « faux-cul », « faux-jeton » qui montrent bien une utilisation réfléchie de l'apparence.

On emploie communément l’expression suivant laquelle les apparences sont trompeuses, qui signifie que le réel n’est pas ce qui apparaît, que l’être est au-delà des apparences.

Quels sont les rapports entre l’être et le paraître. Nous sommes sans cesse à la recherche de notre propre identité, de notre personnalité intérieure, car l’apparence que nous donnons aux autres a beaucoup d'importance pour notre ego.

Les apparences, c'est ce qui apparaît immédiatement à nos sens. Attention de ne pas se limiter à l'apparence sensible et plus particulièrement encore, à l'apparence visuelle.

Quand nous voyons quelqu’un, nous le jugeons d’abord sur son apparence physique, sa tenue vestimentaire, sa coiffure, son allure générale, les expressions de son visage.

Or, il y a toujours quelque chose d’arbitraire dans ces évaluations. Ce sont souvent des préjugés. Comme le dit la sagesse populaire, l’habit ne fait pas le moine. Ce proverbe nous est familier, et semble traduire la réalité.

Les apparences nous masquent la réalité, donc nous éloignent de la vérité et faussent nos jugements de valeur.

On peut donc se tromper dans les jugements sur les autres. Le risque d’erreur est augmenté par le fait que l’autre cherche à embellir son être. Il arrive en effet que cette personne cherche à passer pour ce qu’elle n'est pas. Elle veut montrer un paraître intelligent, pour occulter un être stupide.

Dans Le bourgeois gentilhomme, par exemple, Molière montre comment Jourdain cherche à passer pour un noble aux yeux des autres. Jourdain cherche la considération sociale et la réputation. Il se déguise socialement. Il se cache derrière une apparence sociale.

Joudain me fait penser à cette personne qui veut paraître intelligente, alors que la bêtise domine  son être. Cette personne n'a rien d'un intellect solide, à part son ego. On ne doit pas essayer de paraître plus qu'on est en réalité. Autrement dit pour le commun des mortels : on ne doit pas essayer de péter plus haut que son cul !

Le monde des apparences c’est le domaine de l’illusion. Nous jouons tous un jeu. On crée un personnage, on le prend pour soi et on s'y enferme. C'est la concession que fait l'esprit rationnel entre son désir d'être, et son désir de paraître.

Ma critique va vers cette fausse désinvolture des gens qui se donnent des airs d'importance. Dans la société il existe de nombreuses personnes qui veulent paraître d’un rang plus élevé qu'elles ne sont réellement. Les comportements humains appartiennent à des lois naturelles, ce qui les rendent d'autant plus dérisoires. Quand on dépasse ses mesures et ses limites on est ridicule et on court vers l'échec donc vers la déception.

L'ignorant, pour se faire une place dans la vie, crée une apparence au delà de son être, c'est cet ego là qu'il va vouloir imposer. Il prend donc pour le réel ce qui n’est que le reflet d’une image. Son ego a pris toute la place, c'est à ce moment là qu'il devient déplaisant.

Voué au vide, l'ignorant goûte non seulement les plaisirs de la vanité mais aussi les prestiges de la trompeuse imagination, cette maîtresse d’illusion et d’erreur. Il est voué à la mauvaise foi, il refuse de prendre conscience de son néant.

Cette prise de conscience de son néant, l’homme la fuit dans tout ce qui le détourne du spectacle de sa misérable condition. Il me serait assez facile de montrer combien les vaniteux sont contemporains.

Il veut être grand, il est tout petit ; il veut être heureux, il est misérable ; il veut être parfait, il est plein d’imperfections ; il veut être l’objet de l’estime des hommes, et il voit que ses défauts ne méritent que leur aversion et leur mépris. La vanité en est une dimension.

Pour terminer ma philo, j'en viens donc à l'apparente antinomie de l'humilité : la vanité. Sur ce caractère de la personnalité considéré comme une véritable valeur immorale.Tout d'abord, je vais préciser les nuances que je vois : La vanité désigne un type de narcissisme particulier, un narcissisme qui se fonde sur la croyance que l'on possède une qualité. On est convaincu que l'on possède cette qualité. Qui n'a jamais assisté à ces délires de prétention?

Le vaniteux est celui qui ignore son ignorance. La vanité relève de l'ego dans ce qu'il a de déplaisant. La vanité naît de l'orgueil et tombe dans le ridicule.

Je suis tenté de dire que la vraie personnalité se cache derrière les apparences. Il faut donc différencier entre l’être et le paraître, entre le véritable moi qui est difficilement accessible aux autres, et les apparences que tous peuvent percevoir.

Il y a une fausse modestie qui est la vanité, une fausse grandeur qui est la petitesse, et une fausse vertu qui est l'hypocrisie. Lié à l’idée d’apparence, du visible, de la tromperie, ce qui paraît n’est pas, en tout cas, forcément vrai.

"Nous gagnerions plus de nous laisser voir tels que nous sommes, que d'essayer de paraître ce que nous ne sommes pas " François de La Rochefoucauld.

Tous ceux qui me connaissent le savent : sur ce sujet très controversé, mon discours n'a jamais varié. Le lecteur, lui, n'a plus qu'à méditer, et à tirer les conclusions qui s'imposent.

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Ma philo : Marre des gens qui s'écoutent parler !

Publié le 13 Octobre 2015 par Rive gauche dans Ma philo

De plus en plus, je m'aperçois que les gens s'écoutent parler, que les dialogues deviennent des monologues et c'est insupportable.

Je veux dire par là, ces gens qui parlent sans arrêt, racontent leur histoire, vous coupent la parole, sans vous écouter ! Et j'en passe.

J'ai souvent vu de telles personnes. A part quelques ami(e)s, la plupart des gens que je connais s'écoutent parler de plus en plus. Ce sont des cas particuliers, il ne faut pas généraliser.

Même quand je suis invité chez eux, ils parlent sans arrêt. Je pars de chez eux, et comme je le constate souvent, je n'ai presque rien dit de ce que j'aurais aimé dire.

C'est pénible et ça m'énerve. Ils ne méritent que mon indifférence. Ceux-là, comme d'autres sont à bannir, ils ne sont pas intéressants. Je les observe, je les analyse, je choisis ensuite mes amis et je zappe ce genre de personnage.

Ce sont des gens qui ne pensent qu'à leur petite personne. Ils ne savent pas écouter. La vie des autres ne les intéressent pas, tout ce qu'ils aiment c'est parler d'eux et d'eux seuls. Ils croient que leur petite existence intéresse tout le monde.

Cela se voit aussi chez les politiques. Ils s'écoutent parler. Ils sont admiratifs de leur capacité à discourir. Ils pratiquent la langue de bois. Ils sont dans leur monde. Ils ne font pas l'effort d'écouter les citoyens, sauf pour les élections.

On apprend bien plus en écoutant qu'en monopolisant la parole, bien plus en s'ouvrant aux autres qu'en se concentrant sur sa petite personne.

C'est en partie la conséquence d'un individualisme grandissant. Il y a même ceux qui parlent tout seul. Ils radotent !

On est dans un monde pollué par les nuisances sonores. N'importe quelle nuisance sonore. Parler en fait partie. A croire que le silence angoisse !

Conversation et éloquence ne sont guère synonymes, parler et bien parler sont deux choses différentes. Demander des nouvelles et avoir la politesse d'attendre la réponse. Et surtout écouter et puis laisser la place au silence, donc au bonheur, loin du babillage saoulant des moulins à paroles ! 

« Il n'est de personne plus insupportable que celle qui s'écoute parler et ne sait pas écouter les autres. C'est un manque de politesse et de respect. » Plutarque, philosophe Grec, entre 46 et 125 ap. JC. .

C'est un résumé très court mais disons que ce n'est pas loin de la vérité.

 

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Ma philo : Maman cuisine, papa bricole... Et alors ! Où est le problème ?

Publié le 7 Octobre 2015 par Rive gauche dans Ma philo

Un centre d'étude sur l'égalité homme-femme a passé au crible une vingtaine de livres de lecture édités entre 2008 et 2015. Dans tous les domaines, les femmes et les filles sont assignées à des rôles stéréotypés, conclut l'enquête.

La majorité des manuels reproduit ainsi la répartition traditionnelle des rôles entre hommes et femmes: les petites filles jouent à l'intérieur, les femmes sont majoritairement des mères qui font la cuisine et le ménage (70% des personnages) ou les courses (85%). Les garçons, à l'inverse, constituent 67% des personnages sportifs.

Quant à l'univers imaginaire, très présent dans les livres pour enfants, il n'aide pas à rééquilibrer les rôles. Les rois sont 175 contre 72 reines.

«Quels que soient les domaines, les femmes et les filles sont assignées à des rôles stéréotypés», résument les auteurs du rapport.

Commentaires de Rive Gauche : Dites moi que je rêve ... j'hallucine ... C'est du délire !

Et alors? Égalité n'est pas similitude. Où est le sexisme ? C'est aussi noble de cuisiner que de bricoler.

Comment pouvait-on vivre sereinement avant cette étude ?  Alors là, je dis STOP, la parité existe : Papa ne fait rien, maman non plus. Maman est au chômage, papa aussi. Tout ces adultes bien pensant ont totalement baissé les bras face à cet état de fait, nocif à terme pour notre société !

Donc on voit ce qui reste à faire, mettre ces dames à bétonner la cour, bêcher le jardin, couper le bois, changer une roue de voiture ... Et pourtant les hommes cuisinent, les grands chefs sont majoritairement des hommes. Si l'on doit alors tout analyser à la loupe, que le partage soit bien égalitaire, il y a des choses qui vont paraître bizarre.

Les rapports ou les discours sur l'égalité homme/femme poussés jusqu'au fondamentalisme primaire sont d'une bêtise infinie. Ces idéologues sont dangereux : ils appellent sexisme non ce qui méprise la femme mais ce qui va à l'encontre de leurs théories délirantes... Bref, le terrorisme intellectuel dans toute sa splendeur...!

Toutes ces études sont des élucubrations d'adultes qui ne présentent qu'un intérêt plus que limité.

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